Gisèle Parapheur va quitter Solférino : "Je vais garder un étui de Rolex de Julien Dray, une photo de Manuel Valls qui sourit. Des petites choses rares !"

  • A
  • A
Voir la vidéo sur Dailymotion
Commandeur News est une chronique de l'émission Europe matin
Partagez sur :

Chaque matin, Commandeur News reçoit les personnalités un peu décalées qui font l'actualité.

Commandeur News : toute l’actualité "Solférinée" par Jérôme Commandeur, tous les jours sur Europe 1 à 7 h 25. Ce matin, on évoque le futur ex-siège du Parti Socialiste !

Julie : Le PS a délivré hier ses derniers vœux de "Bonne année" au 10 rue de Solférino, avant de bientôt quitter l’immeuble. Pour en parler, dans ce studio, Gisèle Parapheur, fidèle parmi les fidèles de l’ancien Président Hollande ! On est drôlement content de vous revoir Gisèle !

Gisèle : Ah bah moi aussi ma Julie ! Vous appeliez souvent à l’Élysée l’année dernière ! On a eu de bons moments toutes les deux ! Et je tiens à le dire sur l’antenne d’Europe 1, vous m’êtes restée très fidèle. C’est rare dans le milieu des médias et de la politique, la fidélité…
Je me souviens d’un journaliste de France Inter, mais qui est revenu chez vous récemment je crois, en voyage officiel du Président à Marrakech, qui venait gratter à ma porte à minuit avec sa babouche, tout ça pour parler cinq minutes au Président. Quand je bossais au Palais, "Gisèle, je veux te coller au mur, je vais tout quitter qu’il m’disait, je pourrais tuer pour ton Pot au Feu ma Gisou" et depuis que Hollande est parti, maintenant quand il me croise, il me regarde comme si j’étais un vieux Teckel borgne et boiteux, en fin de vie.

Julie : C’est fou ça. Mais qui cela peut-il bien être ?

Gisèle : On s’en fout. J’ai donné sa photo à une copine qui fait du Vaudou dans la Creuse. Il va avoir un bon petit week-end, il va pas pouvoir quitter son appartement, le petit chameau. Je ne vous donne pas la raison, les auditeurs petit-déjeunent.

Julie : Calmez-vous Gisèle ! Que vous évoque le prochain départ du PS de la rue de Solférino ?

Gisèle : Ah c’était encore ouvert le PS ? Je savais pas. J’ai vu passer un mail me disant que le deuxième étage était devenu garde-meuble, alors moi j’ai stocké des appareils à raclette, mon autocuiseur, les skis du gamin, mon encyclopédie Universalis.
Pendant un temps, c’est devenu un Cash Converters, après un salon de massage, Surcouf, le magasin d’informatique. Quand ça change trois fois d’enseigne en six mois, on comprend que ça va pas bien. Moi je suis une militante socialiste depuis 1971, le "Programme Commun" à Epinay. Je suis rentrée grâce à François Mitterrand.

Julie : Il vous a séduite par son charisme, son intelligence.

Gisèle : Pas du tout, il m’a mis une main au cul. C’était ou lui ou Rocard. Mais Rocard, il était tellement bavard, il faisait des préliminaires qui duraient 7h40. Ça va, je bosse pas à Sos Amitiés.

Julie : Vous allez garder des petits souvenirs de l’immeuble ?

Gisèle : Bien sûr, les boîtes de Polident de Jean-Pierre Chevènement, un étui de Rolex de Julien Dray, une photo de Manuel Valls qui sourit. Des petites choses rares !

Julie : Vous continuez à travailler pour François Hollande ?

Gisèle : Ah oui, bah les deux, "Tic et tac" qu’on nous appelle ! Peter et Sloane ! Y’a moins de travail. Là, je vous ai amené une copie de l’agenda : le prochain rendez-vous est le vendredi 9 février.

Julie : Ah oui effectivement. Un entretien avec le dirigeant d’un pays étranger ?

Gisèle : Ah non, pas du tout, on emmène Philae, le chien du Président, se faire renouveler le vaccin contre la Rage. Le 14, on va chez Midas, et le 23, il se fait faire une Fish Pédicure.
Gisèle : Ah bah c’est lui qui m’envoie un texto. "Gisèle, je sors des Assedic, j’ai foiré mon entretien de compétence. Je t’emmène bouffer chez Buffalo Grill". Allez, vendu pendu !

Vous pouvez retrouver Jérôme Commandeur au Théâtre de la Gaîté-Montparnasse à Paris, pour son nouveau spectacle "Tout en douceur" à partir du mercredi 10 janvier. Un spectacle Europe 1 !