Alain Delon : "Ça fait 60 ans que je reçois des hommages aux quatre coins du monde, j'ai même été "Nem d'argent" à la biennale du cinéma de Bangkok en 92"

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Commandeur News est une chronique de l'émission Europe matin
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À l'occasion de la cérémonie des César qui aura lieu vendredi soir depuis la Salle Pleyel, Monsieur Alain Delon est l'invité de Commandeur News.

On évoque aujourd’hui la soirée des César qui aura lieu vendredi soir depuis la Salle Pleyel à Paris !

Julie : Pour parler de cette soirée mythique, nous recevons l’un de nos plus grands acteurs, Alain Delon.

Alain Delon : Alain Delon. Tout seul. On connaît pas son sexe. Monsieur. Madame. Les deux ? Il vient du Brésil ?

Julie : "Monsieur Alain Delon". Pardon. Vous n’êtes pas sans le savoir, mais un grand hommage du Cinéma français sera rendu à la soirée des César demain soir !

Alain Delon : Vous savez ma petite Julie, ça fait bientôt soixante ans que je reçois des hommages des quatre coins du monde. Ma maison de Douchy est un musée vivant : j’ai reçu le césar du meilleur acteur, un Ours d’Or d’honneur à Berlin, j’ai été "Fourchette à Spaghetti d’or" au Festival de Rome en 72, "Nem d’argent" à la Biennale du Cinéma de Bangkok en 92, "Mafé de bronze" à Dakar en 2004, "Gouda d’Or" à Amsterdam en 2010, "Krissprolls de Diamant" à Oslo en 2015.

Julie : C’est bon, on a compris.

Alain Delon : Maintenant la France c’est ma patrie, et recevoir un hommage du cinéma français, me bouleverse, me serre l’estomac, me liquéfie, m’éteint le larynx, me subjugue, me laisse bouche-bée, me fait claquer de la talonnette, me cloue le clapet, me siphonne le gosier, me brûle l’œsophage.

Julie : Attendez Monsieur Delon, il doit y avoir un problème !

Alain Delon : Y’a pas de problème. La blonde, là tu vois le Delon des coulisses, le Delon qu’a plus de pudeur, là, je suis plus qu’une petite adolescente en larmes qui attend Justin Bieber sur le paillasson du Plaza Athénée !
Le Roi est nu, y’ a plus de piédestal, je suis habillé mais c’est comme si j’étais à poil ma Julie. Baisse pas trop les yeux quand même, tu vas regretter de pas m’avoir connu avant.

Julie : Pardon Alain, mais l’hommage des César de demain sera rendu à Jean-Paul Belmondo. Pas à vous !

Alain Delon : Ahaha, tu me fais rire. Enlève ta moustache Marcel Béliveau, je t’ai reconnu. Où sont les caméras ? Je vais te dire un truc, ma Julie. Même si c’était vrai, quand on rend un hommage à Belmondo, c’est comme si on le rendait à Delon. Il a même pas besoin de se déplacer. J’irai à sa place.

Julie : Alain, vous êtes incorrigible.