"C'est qui le patron" : la brique qui révolutionne la filière du lait

SAISON 2017 - 2018
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    Une marque de lait est en train de révolutionner la filière en assurant aux producteurs un prix de vente supérieur de 4 centimes au coût de production d'une brique.

    Et à 8h37, nous retrouvons toute la semaine, Anne Le Gall pour le dossier du jour de Circuits Courts. Bonjour Anne !

    Bonjour Maxime, bonjour à tous.

    L'émission aura lieu tout à l'heure en direct du Salon de l'agriculture et sera consacrée aux évolutions dans la filière du lait. D'ailleurs vous êtes venue avec une brique de lait.

    Oui une brique de lait demi écrémé, dans son emballage en carton bleu et blanc. A priori rien d'extraordinaire, sauf que ce lait de la marque "C'est qui le patron", est peut-être en train de révolutionner la filière. Il coûte 10 centimes de plus que la moyenne soit 99 centimes d’euros. Et pour ces 10 centimes de plus par litre. La garantie c'est que : l'agriculteur perçoit 4 centimes de plus que le coût de production de son lait, que les vaches laitières sont nourries sans OGM et passent une partie de leur temps au pâturage. Résultat : 33 millions de litres écoulés l'année, c'est un vrai succès commercial.

    C'est une réponse à la crise du lait qui secoue la filière ces dernières années ?

    C'est l'un des initiatives qui ont émergé, et nous recevrons tout à l'heure dans Circuits Courts, Nicolas Chabanne son initiateur. Mais cette réponse est loin d'être isolée et nous recevrons aussi Fabrice Hegron, éleveur de Loire Atlantique qui a lancé sa propre laiterie pour vendre son lait sans intermédiaire, car il en avait ras le bol de vendre à perte, sans vision de l’avenir, là encore, ça a marché. Le consommateur visiblement accepte de payer centimes de plus, pour ce lait en direct des éleveurs.

    Autre preuve, que les habitudes évoluent , notre correspondant à Strasbourg a constaté l'apparition depuis l'automne dernier, des yaourts A Gueter, dans certains supermarchés Alsacien et Lorrain.

    A Gueter ? 

    Il faut mettre l’accent sur le "gueu", nous fait savoir Arthur Helmbacher et  ça veut dire : bon appétit en alsacien), et ce sont des yaourts en circuits courts. Arthur a rencontré l'initiateur de ce projet dans son étable. Et là encore, les consommateurs ont été séduits au-delà des espérances, les éleveurs ont écoulé en quatre mois ce qu'ils pensaient écouler en 6 mois.

    Mais ces produits restent encore minoritaires sur le marché.

    Evidemment, quand on parle des 33 millions de litres de la marque c'est qui le patron c'est une goutte d'eau, par rapport aux 2,3 milliards de litres de lait consommes chaque année en France. 

    Mais, signe que les lignes sont en train de bouger : ces produits ont trouvé leur clientèle rapidement et souvent sans publicité autre que le bouche à oreille, par ailleurs la plupart des enseignes de la grande distribution soutiennent  ces marques vendues, en circuits court. Le mouvement est-il enclenché de façon définitive ? Le consommateur sera-t-il durablement au rendez-vous ? C'est ce dont nous allons débattre, dans Circuits Courts, tout à l'heure, en direct du salon de l'agriculture.

    Merci Anne Le Gall, on vous retrouve donc à 13h15, en direct de la porte de Versailles, avec Sébastien Guyot, et tout l'équipe de Circuits Courts.