Surévaluation des marchés : l'inquiétude de Goldman Sachs et la Banque de France

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L'édito économique d'Axel de tarlé est une chronique de l'émission Deux heures d'info
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Chaque jour, Axel de Tarlé fait un point sur l'économie.

Sommes-nous à la veille d'un krach boursier ?
Tous les organismes internationaux (FMI, OCDE et Banque de France) s'inquiètent de la surévaluation des marchés.

Goldman Sachs, dans une note, estime que les marchés n'ont jamais été aussi haut depuis 1900 et la banque, qui avait vu venir le Krach de 2008, un retour de bâton sur les marchés, un possible krach ! Lla question n'est pas neutre puisque l’on a vu comment en 2008 un krach pouvait casser l'économie mondiale.

Quel est le constat ? Les marchés sont surévalués. C'est à dire, les actions, mais aussi et surtout, les obligations.
C'est quoi une obligation ? C'est un emprunt. un prêt.
Si je vous prète 100 euros, je peux aussi dire que je possède une Obligation d'une valeur de 100 euros que vous devrez me rembourser.
Or que s'est-il passé ? Ces dernières années, les financiers, les investisseurs ont prêté beaucoup d'argent et à des taux très bas à des entreprises, pas toujours très solvables et qui auront donc du mal à rembourser. Bref, les investisseurs ont été trop optimistes.
Voilà ce quon entend par "obligation surévaluée".

Comment en est-on arrivé là ? Pourquoi cette surévaluation des marchés ?

Parce que depuis la crise de 2008, les banques centrales du monde entier mènent une politique de taux d'intérêts très bas à 0%.
En clair, les investisseurs peuvent emprunter autant d'argent qu'ils veulent, gratuitement.
Qu'ont-ils fait ? Ils ont massivement emprunté .et placé ensuite cet argent un peu partout comme dans les actions qui se sont envolées, dans des obligations, dans l’immobilier mais aussi des œuvres d'art. D'où des niveaux records à 450 Millions de dollars (il y a 15 jours) pour un Léonard de Vinci.

Et voilà, comment on arrive à des valorisations jamais atteintes depuis plus d'un siècle. D'où le risque d'un krach...
D'autant que les banques centrales sont en ce moment en train de remonter les taux d'intérêts, de couper le flux d'argent.
Alors, soyons optimistes, les économistes se trompent régulièrement.
Car, évidement, un nouveau krach, viendrait casser la reprise de l'économie européenne.