Paris veut devenir la capitale mondiale de la finance "verte" : qu'est-ce qu’une "obligation verte" ?

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L'édito économique d'Axel de tarlé est une chronique de l'émission Europe matin
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Chaque jour, Axel de Tarlé fait un point sur l'économie.

Paris accueillera ce mardi un nouveau grand sommet international contre le réchauffement climatique : Le "One Planet Summit".
On attend une cinquantaine de chefs d'État ainsi que de nombreux chefs d'entreprises (Bill Gates, Michael Bloomberg ou encore Richard Bronson).
Quel est l'enjeu de ce sommet ?

L'enjeu : c'est l'argent car il en faut pour lutter contre le réchauffement climatique.
D'une part, pour aides les pays victimes du réchauffement (100 milliards par an) mais surtout, il faut financer la transition énergétique. Remplacer les centrales au fioul, au charbon, renforcer l'isolation dans les foyers et construire des transports publics propre. Une facture qui se chiffre en milliers de milliards.
Il y a deux façons de trouver cet argent, la carotte ou le bâton, c'est à dire des taxes.
Là, les Français, nous sommes toujours assez imaginatifs. Taxe Carbone ou taxe Tobin sur les transactions financières. Problème, nous ne sommes pas tellement suivis sur cette voie.
L'autre solution pour trouver de l'argent, c'est la carotte ! L'engagement volontaire du secteur privé est nettement plus efficace. Il n'est qu'à voir tous les chefs d'entreprises ou les banquiers qui disent s'engager dans des stratégies de lutte contre le réchauffement climatique.

N'y a-t-il pas beaucoup d'affichage dans toutes dans ces annonces de "Green Washing" comme on dit ? Faut-il croire un pétrolier quand il nous parle de "stratégie bas carbone" ?

Les chefs d'entreprises n'ont pas le choix.
Parce que, ceux qui ont l'argent ou des fonds de pensions (comme Black Rock, le plus gros fonds de pension du monde, 6.000 mille milliards de dollars ou le fonds de réserve norvégien qui représente 1.000 Milliards de dollars) ont décidé de ne plus investir que dans des entreprises durables.
Pourquoi ? Pas pour sauver la planète ! Non, parce que ces fonds financiers (qui gèrent leur argent sur le long terme) estiment que seules les entreprises qui ont intégré la contrainte climatique survivront.
C'est un calcul rationnel !
Et du coup, les grands patrons s'exécutent et développent des stratégies durables, bas carbone.
Voilà pourquoi le privé s'engage. Il n'a pas le choix et c'est évidemment une source d'optimisme !