Netflix, la plateforme qui a gagné 8 millions d'abonnés en trois mois

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L'édito économique d'Axel de tarlé est une chronique de l'émission Europe matin
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Chaque jour, Axel de Tarlé fait un point sur l'économie.

Netflix, pour ceux qui ne connaîtraient pas, c'est une sorte de "Canal +" mondial. Pour quelques 10 euros par mois, vous avez accès à de très nombreux films (via Internet) et surtout des séries à très grand succès, comme House of Cards bien sûr, ou The Crown en ce moment (sur la Reine d'Angleterre).

Netflix connaît un succès phénoménal. Huit millions d'abonnés en plus, sur le dernier trimestre. Soit, désormais, 117 millions d'abonnés dans le monde et d'abonnés payants. 117 millions de gens qui payent 10 euros tous les mois, ça fait une société très rentable.

Et c'est la preuve qu'il existe bien un modèle "payant" sur Internet.

C'est très réconfortant. Pendant longtemps, a dit qu'Internet était le royaume du gratuit, du piratage, que les gens ne voulaient pas payer. Netflix prouve le contraire. Les gens acceptent de payer. D'ailleurs on observe la même chose dans la musique avec le succès croissant des plateformes d'écoute, comme Spotify, ou Deezer (1 millions et demi d'abonnés payants en France). Pour 10 euros par mois, vous avez accès à toute la musique en illimité. Et on le voit également - plus timidement - dans la presse écrite. Ou les formules payantes gagnent du terrain.

Ça veut dire que : Tous ces secteurs (qui ont été déstabilisés) sont en train de relever la tête ?

On va voir pour la presse écrite. Mais, pour la musique et le cinéma, c'est flagrant. Car ces modèles payant financent la création,... l'argent "ruisselle" comme on dit. En France, Netlflix a produit la série Marseille. C'est devenu le premier client de la Gaumont.

Dans la musique. Universal, n°1 mondial de la musique avec Rihana, Les Rolling Stones ou Jenifer, qui allait très mal, connaît une résurrection grâce aux recettes de ces formules payantes. Universal est valorisé aujourd'hui plus de 30 milliards d'euros. Au passage, c'est une excellente nouvelle pour le français Vivendi (et Vincent Bolloré), propriétaire à 100 % d'Universal Music.

Tout cela montre bien que les Internautes acceptent de payer, pour des contenus de qualité, dans un univers confortable et sans publicité.

Et oui, cet argent finance ensuite la création. On est bien en train de reconstituer - sur Internet - un modèle vertueux.