L’Italie est un "problème" dans la zone euro !

  • A
  • A
Voir la vidéo sur Dailymotion
L'édito économique d'Axel de tarlé est une chronique de l'émission Deux heures d'info
Partagez sur :

Chaque matin, Axel de Tarlé décrypte l'une des actualités économiques marquantes du jour.

Sortie "coup de Poing" de Pierre Moscovici. Le Commissaire Européen aux Affaires Économiques affirme que l'Italie est un "problème" pour la zone euro.

C'est un mot fort, surtout en cette période de tension sur les marchés, contre l'Italie qui est attaquée avec des taux d'intérêts proches de 3%. Les ménages français empruntent à 1,5% quand l'Italie emprunte à 3%.
Qu’est-ce que ça signifie ? Que les marchés ont plus confiance dans la capacité d'un ménage français à rembourser ses dettes que dans l'Italie.
Et Pierre Moscovici en rajoute une couche. Il redoute de voir le nouveau gouvernement italien honorer ses promesses économiques de campagne à savoir, la baisse massive des impôts et la création d'un revenu citoyen pour tous.
Ces mesures feraient exploser les déficits.

La France aussi a des déficits et personne ne dit rien !

Effectivement mais l'Italie a un autre grand problème, le pays est à l'arrêt depuis 20 ans. Depuis la création de l'euro, il n'y a plus de croissance en Italie. En 20 ans, le PIB par habitant a augmenté de 25% en Allemagne, de 15% en France et de 0% en Italie, zéro croissance en 20 ans.
Quand vos dépenses augmentent alors que les recettes ne progressent plus, on a forcément un "problème" pour reprendre l'expression de Pierre Moscovici. Il faut dire "on" parce qu'on est tous concernés.
L'économie italienne est neuf fois plus grosse que l'économie grecque et personne ne sauvera l'Italie. Si l'Italie part en vrille, c'est tout le projet européen qui implose et l'euro avec.
De ce point de vue, on voit bien que quelque chose a changé avec la création de l'euro. Désormais, nous sommes tous solidaires en Europe. Français, Italiens ou Allemands, tous dans le même bateau.