L'éventualité de l'indépendance de la Catalogne affole les milieux d'affaires

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L'édito économique d'Axel de tarlé est une chronique de l'émission Deux heures d'info
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Chaque jour, Axel de Tarlé fait un point sur l'économie.

Dans deux semaines - le 1er octobre- la Catalogne va organiser un référendum sur son indépendance.  Après le Brexit, on parle du "Catalexit"

La victoire du "Oui" déclencherait un séisme en Europe.  Imaginez un nouveau pays aux frontières de la France, la Catalogne. Sur le plan économique, la Catalogne serait le 12eme pays de l'Union Européenne, devant le Portugal ou la Finlande. Un pays riche par habitant, entre la France et l'Italie. Une croissance de près de 4 %.

C'est d'ailleurs bien ce dynamisme économique qui motive ce désir d'indépendance.

Les Catalans disent en avoir assez de payer pour le reste de l'Espagne. Et Accusent Madrid de dilapider l'argent public en construisant des autoroutes qui ne mènent nulle part et des aéroports vides.

Mais, le pouvoir central à Madrid est bien décidé à ne pas perdre la Catalogne !

C'est très tendu. Madrid a fait saisir les Urnes qui doivent servir au référendum. Le Pouvoir central vient également de couper les vivres de la région Catalogne pour être certain que pas un euro d'argent public ne servira à l'organisation de ce référendum que Madrid juge illégal. Ambiance. On n'est pas à l'abri d'une crise grave. D'autant que dans cette affaire, l'Union Européenne a pris fait et cause pour Madrid, et prévient qu'une Catalogne indépendante, se retrouverait exclue de l'Union Européenne. Du coup, les milieux économiques à Barcelone commencent à paniquer et envisagent de déménager leur siège à  Madrid. 

Cette affaire ira-t-elle au bout ? Que disent les sondages aujourd'hui ?

Les sondages donnent le oui perdant, avec seulement 45 % des voix. Et peu imaginent une Catalogne indépendante. Mais, cette affaire est doublement navrante. Sur la forme, pourquoi ne pas laisser la Catalogne organiser son référendum, comme les Ecossais. Après tout, les peuples sont libres. A l'inverse, sur le fond, on ne peut que regretter cette logique égoïste des Catalans. Ou dès qu'une région (un pays) s'estime plus riche, il veut quitter le Groupe, car dit-il, il en a assez de payer pour les autres.  Avec ce genre de logique, l'Europe n'a pas fini de se diviser.