Les syndicats ne font plus recette auprès des jeunes

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L'édito économique d'Axel de tarlé est une chronique de l'émission Deux heures d'info
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Chaque matin, Axel de Tarlé décrypte l'une des actualités économiques marquantes du jour.

Le nombre de syndiqués continue de diminuer en France, le ministère du Travail vient de publier les chiffres.

Ce sont des chiffres de 2016 mais ils viennent seulement d'être publiés.
En France, 11% des salariés sont syndiqués contre 11,2% lors de la précédente enquête. Une petite baisse mais là où ces chiffres sont inquiétants pour l'avenir des syndicats, C'est si on regarde par âge.
Chez les jeunes de moins de 30 ans, le taux de syndicalisation n'est que de 3,7% contre 15%, soit quatre fois plus, chez les plus de 50 ans.

Comment les syndicats pourraient-ils attirer les jeunes ?

Justement, ils ne font pas grand chose.
Par exemple sur la réforme des retraites, on a l'impression qu'ils s'adressent surtout aux plus de 50 ans. C'est à dire à leur "clientèle" et pas tellement aux jeunes générations qui, elles, se demandent si elles auront simplement une retraite.
En poussant un peu le trait, on pourrait même dire que les syndicats s'adressent au plus de 50 ans du secteur public. Parce que, par exemple, concernant cette idée dans l'air de repousser à 63 ans l'âge pour avoir une retraite à taux plein (l'âge "pivot" comme on dit), les syndicats sont contre sauf qu'ils oublient de dire qu'ils ont déjà accepté le principe de 63 ans pour le secteur privé pour les retraites complémentaires.

On a donc des syndicats qui se recroquevillent sur leurs troupes (les plus de 50 ans du secteur public) au lieu d'aller à la conquête de nouveaux salariés, des jeunes, des classes moyennes malmenées dans les entreprises par la révolution digitale et la mondialisation.
C'est là où l'on aurait besoin de syndicats fort. À la fois pour pour exercer ce rôle de contrepouvoir, pour défendre la place des salariés dans les entreprises mais également canaliser la colère qui, du coup, se manifeste ailleurs, dans le bulletin de vote ou dans des mouvements plus violents.