Les puces électroniques : une bataille à 130 milliards et des européens dans les choux

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Axel de tarlé vous parle économie est une chronique de l'émission Europe matin
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Chaque jour, Axel de Tarlé fait un point sur l'économie.

Batailles de géant dans les puces électroniques, un secteur stratégique puisqu’elles ont désormais envahi notre quotidien.

Elles sont partout ! Dans nos smartphone bien sûr, mais aussi dans les voitures, les passeports ou les cartes d'accès. Aujourd'hui, tout est connecté avec du wifi-fi ou du Bluetooth. Pour communiquer, il faut une puce.

Le N°1 Mondial du secteur est très connu, il s’agit de Intel, surtout dans les ordinateurs.
Le N°1 Mondial des puces pour smartphone, c'est Qualcomm.
C’est ce géant amércain qui est lobjet d'une méga OPA hostile de la part de l'un de ses concurrents Broadcom pour 130 milliards de dollars. Ce qui est un montant record dans les technologies.
Mais, ce n'est surement pas terminé car comme l'OPA est hostile et inamicale, il va sûrement y avoir des surenchères.

Où en sont les Européens dans ce secteur stratégique des puces électroniques ?

Surprise ! Autant, on n'a aucun acteur dans Internet, plus aucun fabricant de téléphone portable (Alcatel, Nokia, Ericson, tout ça, c'est terminé).
Autant, en matière de puces, on a un champion mondial en France.
C'est vrai, le groupe est quasi inconnu du grand public mais il est pourtant est dans notre CAC 40 où il pèse 20 milliards, c'est-à-dire plus que Carrefour, Bouygues ou Peugeot-Citroen. Ce groupe c'est ST microélectronics, un héritier de Thomson.

ST Microelectronics qui travaille notamment pour Apple pour stabiliser les photos avec un système de radar à photon, mais aussi la console de jeu Nintendo pour les détections de mouvement.
Mais ST Microelectronics travaille aussi pour l'automobile puisque les voitures sont bardées de puces.
En tout, c'est 45.000 salariés dont 10.000 en France et notamment à Grenoble où 98% de la production française est exportée.

N'y at--il pas le risque de voir cette société (ST Microelectronics) se faire dévorer par l'un de ces géants ?

Si, c'est pour cela qu'on a mis à la tête de ST Microlectronics, Nicolas Dufourcq, le patron de la Banque Publique d'Investissement en tant que président non exécutif. Pour bien montrer que ST-Microelectronics, c'est la France.
Mais, il y a des rumeurs de rapprochement, avec son Homologue Allemand, Infénéon, ex filiale de Siemens pour créer un Airbus des "puces électroniques" pour faire face au géant américain ou asiatiques.