Les catastrophe naturelles coûtent de plus en plus cher

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Axel de tarlé vous parle économie est une chronique de l'émission Europe matin
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Chaque jour, Axel de Tarlé fait un point sur l'économie.

Quel est le coût financier des dégâts occasionnés par l'Ouragan Irma ? La facture des catastrophes naturelles ne cesse de grimper. Rien que pour les habitations - à Saint-Martin et à Saint-Barthélemy - on parle déjà de 300 millions d'euros de dégâts. Mais, cet Ouragan n'a pas fini sa course. Dimanche, il sera dimanche en Floride. Et là, on va parler en milliards de dollars. Deux semaines plus tôt au Texas, la tempête Harvey a occasionné plus de 70 milliards de dégâts.

Les Assurances vont-elles rembourser ces frais ?

En France, nous avons un système de mutualisation avec le fameux "état de catastrophe naturelle". Concrètement, chaque Français paye une taxe - une cotisation - sur son contrat d'assurance (jusqu'à 12 %) et l'argent récolté, sert à indemniser les victimes. 

Mais, ailleurs, dans le monde ce sont des assurances privées qui jouent ce rôle. Or tout le monde n'est pas assuré. L'an dernier par exemple dans le monde, les coûts des catastrophes naturelles s'est élevé à 175 milliards de dollars. Là dessus, seuls 54 milliards étaient assurés, soit 30 %. 

Et on imagine que la facture n'a pas fini de grimper...

Selon la Fédération Française des Assurances, rien que pour la France, le coût devrait doubler d'ici 20 ans, notamment à cause du réchauffement climatique mais, pas seulement. Les ménages quittent de plus en plus l'intérieur des terre et s'installent, en bord de mer, sur la façade atlantique et la Méditerranée, sauf que ce sont des zones à risque, des zones inondables.

Donc on n'a pas fini de voir nos primes d'assurance grimper

Vous savez que face à ce risque climatique, qui peut devenir très lourd pour une compagnie d'assurance, elles ont développé un nouvel outil financier. Elles émettent des "Cat Bond". En français : "les obligations catastrophes".

Comment cela fonctionne-t-il ? 

Un investisseur achète un "cat bond", sauf que le risque ce n'est pas la faillite d'un pays ou d'une entreprise. Le risque, c'est qu'il y ait un tremblement de terre ou un ouragan. Dans ce cas, l'investisseur perd sa mise. L'intérêt de la manœuvre est que ce n'est plus la compagnie d'assurance qui assume le risque climatique, mais l'investisseur. On appelle ça les "obligations catastrophes" et c'est malheureusement un marché en plein essor. Dix milliards de dollars émis dans le monde, depuis le début de l'année.