L'envolée des prix de l'immobilier dans Paris !

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L'édito économique d'Axel de tarlé est une chronique de l'émission Deux heures d'info
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Chaque jour, Axel de Tarlé fait un point sur l'économie.

L'immobilier à Paris dépasse la barre stratosphérique des 9.000 euros au mètre carré. Plus que jamais, la "gentrification" des grandes villes est en marche.

L'immobilier a encore augmenté de près de 9 % sur un an, à Paris selon les chiffres de notaires. Pour un 50 m², il faut compter désormais 450.000 euros !

Question : Qui peut loger une famille à Paris ?

Bah, voilà, on est en plein dans ce que la Fondation Jean Jaurès appelle les "sécession" des classes favorisées. C'est la thèse de ce rapport - très déprimant - qui note - qu'autrefois, dans les années 80, Paris étaient une ville où se côtoyaient toutes les classes sociales.

C'est fini. Même les quartiers dits populaires - dans l'Est parisien - sont inabordables aujourd'hui. Exemple : Le 11ème arrondissement - Place de la République - là où on a fêté la victoire de François Mitterrand en 81, Le mètre carré atteint désormais 8.980 euros.

Conséquence : Les classes populaires sont parties.

A Paris, les ouvriers/employés représentent désormais moins de 6 % des acheteurs. Chaque classe sociale vit maintenant dans des territoires clos, séparés les uns des autres. Cette "gentrification" des villes comme on dit,  est à l'œuvre dans toutes les grandes métropoles alimentées par la hausse de l'immobilier. Lyon, Bordeaux (+ 12 % sur un an).

Et, du coup, (s'inquiète la Fondation Jean-Jaurès) on a désormais deux populations qui vivent séparément, ne se mélangent plus et, peut-être, ne se comprennent plus ?

Oui, les enfants vont dans des écoles séparées. Plus de mélange, chacun sur son territoire. A Paris, par exemple, les grands lycées, qui étaient autrefois ouvert à tous, sont de fait, aujourd'hui constitués quasi exclusivement d'enfants favorisés.

Il y a d'autres phénomènes qui jouent comme la disparition progressive des colonies de vacances, la fin du service militaire. Où tous les Français se retrouvaient.

Résultat : On a effectivement des populations, qui ne se comprennent plus. C'est le titre de ce rapport "Quand les classes favorisées ont fait sécession". Y compris sur le plan idéologique.

Hier, Maxime, vous receviez à la mi-journée l'auteur de ce rapport, Jérome Fourquet, qui notait qu'à Paris intramuros (Une population quand même de deux millions d'habitants) on avait voté au second tour de la présidentielle à 90 % pour Emmanuel Macron, très loin de la moyenne nationale qui était de 66 %.