Le gratin de la finance mondiale à l’Élysée : Macron, président des patrons !

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Axel de tarlé vous parle économie est une chronique de l'émission Europe matin
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Chaque jour, Axel de Tarlé fait un point sur l'économie.

Emmanuel Macron a invité à dîner tout le gratin de la finance mondiale.
Après le "Président des Riches", va-t-on parler du "Président de la Finance" ?

Effectivement, ce mercredi soir, il y avait du "lourd" comme on dit. Les 21 plus grand fonds financiers de la planète étaient réunis à l’Élysée.
Même s’il n’était justement pas question de le crier sur les toits, l'agenda de l'Élysée indiquait sobrement : "20H30 : Diner avec des investisseurs internationaux".
Mais, tous les puissants de la finance étaient là.
Le fond souverain de Norvège, bien sûr, qui représente 1.000 milliards de dollars.
Mais aussi et surtout le patron du plus grand fond de pension au monde, BlackRock, qui gère 5.900 milliards de dollars soit l'équivalent de deux fois l'économie française. Étaient également de la partie les Fonds présents dans la plupart de nos entreprises du CAC 40 : Michelin, Renault, Airbus, PSA, Bouygues, L'Oréal, Vivendi, Orange ou Total.
Pas question de se louper, l'objectif était bien d'inciter ces financiers à investir davantage chez nous.

Qu'a dit Emmanuel Macron pour les convaincre d'investir en France ?

Il a fait la promotion de ses réformes (fiscalité et droit du travail) en expliquant justement que la France n'était pas en train de se réformer mais de se transformer, histoire d'effacer l'image du pays des grève, des 35 heures et de la taxe à 75%.
Mais là où Emmanuel Macron joue sur du velours, c'est qu'il profite en parallèle de l'aspect repoussoir de Londres et des langues se délient.
Michael Bloomberg, qui domine le marché de l'information financière, est en ce moment en Europe. Il explique tranquillement que le Brexit est la chose la plus stupide qui soit.
Toyota, qui ne jurait que par la Grande Bretagne, demande maintenant à ce que tout ce bazar sur le Brexit soit clarifié au plus vite, faute de quoi le Japonais n'investira plus en Angleterre.
Et en Face, la France est à la mode. Tous les patrons du CAC 40 vous le disent "Dans les réunions internationales, on nous regarde différemment. On a pris un coup de jeune !".
Comme quoi, les choses changent vite. La modernité n'est plus à Londres, mais à Paris.
Alors Macron, "président des Patrons ?" ou "Président de la Finance ?", peut-être mais c'est plutôt bon signe si la France est devenue attractive.
C'est bon pour l'investissement, la condition indispensable pour réaliser cette fameuse montée en gamme tant souhaitée de l'économie française.