Le grand retour de la coopération franco-allemande

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L'édito économique d'Axel de tarlé est une chronique de l'émission Deux heures d'info
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Chaque jour, Axel de Tarlé fait un point sur l'économie.

C'est le grand retour de la coopération franco-allemande :
- Le TGV Français pourrait fusionner avec le TGV Allemand.
- Dans la banque, également, une méga opération est en vue avec BNP-Paribas.

Ce sont là deux grands symboles nationaux : la banque, le train.

Le train tout d'abord. Alstom qui fabrique le notamment TGV (fierté nationale), envisage un mariage avec Siemens, qui fabrique l'ICE, le TGV allemand, ainsi que toute une gamme de train et de métro.
Pendant longtemps, on a cru ce mariage impossible tant ces deux groupes se regardaient en chien de faïence, mais étaient surtout concurrents sur tous les marchés du monde.

Et puis, pareil dans la banque, ça bouge. Là aussi, c'est historique car la banque est restée un secteur très national.
BNP Paribas, première banque française, pourrait devenir l'actionnaire de référence de la deuxième banque allemande, la Commertzbank, en prenant 15% du capital.

Attention, ces deux opérations ne sont pas signées. Dans le train, Siemens est aussi en négociation avec le Canadien Bombardier. On nous promet une réponse rapide.
Il n’empêche, ce sont là deux murailles qui tombent. Français et Allemands sont prêts désormais à faire cause commune dans le train et la banque. L'expression est un galvaudée. Mais, oui, on parle bien de créer un "Airbus du Rail", un "Airbus de la banque".

Y-a-t-il eu un déclic ? Qu'est ce qui a changé pour que ces deux dossiers avancent ?

En général, on s'unit pour faire face à un ennemi commun et cet ennemi commun, c'est la Chine.
- Dans le train, les Chinois ont créée un géant quatre fois plus gros qu'Alstom ou Siemens. Un géant qui déboule en Europe où il vient de racheter la partie ferroviaire du Tchèque Skoda.
- Dans la banque, les Allemands ont été secoués, de voir les Chinois débouler au sein de la première Allemande, la DeutschBank, dont ils sont devenus les premiers actionnaires.

Du coup, c'est décidé, dans ces deux domaines, Français et Allemands s'unissent. On range les drapeaux.
Bien sûr, ces deux opérations sont encouragées par le gouvernement français, qui ne fait pas mystère de relancer la coopération sur le plan politique.

On le voit, Paris et Berlin sont décidés à relancer l'Europe.
L’objectif est de compter demain face à une Chine toujours plus puissante.