L’A321 pourrait faire décoller les vols low-cost vers les USA

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L'édito économique d'Axel de tarlé est une chronique de l'émission Deux heures d'info
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Chaque jour, Axel de Tarlé fait un point sur l'économie.

Airbus lance la bataille des vols low-cost vers l'Amérique.
L'avionneur européen a présenté hier son premier avion à bas coût, capable de relier Paris à New-York.

Aujourd'hui, les vols low-cost sont des vols régionnaux. Ryanair ou EasyJet desservent l'Europe mais pas l'Amérique.
Pourquoi ? Parce que pour faire du low-cost, il faut des petits avions, pas chers et faire un maximum de rotations.
Sauf que ces petits avions pas chers, comme l'A320, ont de petits réservoirs et ils sont incapables de traverser l'atlantique.
Pour aller aux États-Unis, il faut des gros avions.
Ce n'est plus vrai puisque ce mercredi, Hier, Airbus a présenté son premier "monocouloir", un petit avion donc avec un seul couloir au milieu, capable de relier l'Amérique.
Il s'agit de l'A321 Long-Range. "Long Range" ça veut dire à long rayon d'action puisqu'il peut faire 7.400 Kilomètres sans escale, ce qui correspond à l'Amérique !

Et donc ? Les compagnies low-cost se préparent à la bataille de l'Atlantique ?

Elle a déjà commencé. Il y a notamment Norwegian et d'autres qui se sont lancées sur ce créneau. Norwegian qui propose des Aller simple Paris-New-York à partir de 150 euros. Norwegian s'est d'ailleurs jeté sur ce nouvel avion d'Airbus et en a déja commandé.
Airbus le dit : L'A321 long Range va "changer la donne, au-dessus de l'Atlantique".
L'enjeu, c'est bien de faire chuter les prix vers les États-Unis.

C'est un nouveau coup dur pour Air France qui voit une nouvelle concurrence arriver sur l'Atlantique Nord ?

Bien sûr. Air France dit regarder de près cette nouvelle concurrence.
Même si, attention, un vol vers les États-Unis, c'est long (environ sept à huit heures de vol) et donc on veut un minimum de confort à bord comme la télé ou un plateau repas.
Et puis, autant les low-cost sont très fortes pour optimiser les rotations sur les vols courts (l'avion se pose 20 minutes et hop il redécolle), sur des vols longs, c'est plus compliqué. Il n'y a pas grand chose à optimiser.
Mais Air France prend la menace très au sérieux. Pas question de refaire la même erreur qu'avec Ryanair (il y a 20 ans) et de prendre de haut les compagnies low-cost.