La publicité repart vers internet pas sur les médias !

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L'édito économique d'Axel de tarlé est une chronique de l'émission Deux heures d'info
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Chaque jour, Axel de Tarlé fait un point sur l'économie.

Bonne nouvelle : la publicité repart.
Mauvaise nouvelle : cela profite exclusivement à Google et Facebook.

Après des années de vaches maigres, les dépenses publicitaires repartent en France avec + 1,2% l'an dernier.
Mais si on regarde dans le détail. Effectivement, il y a d'un côté la publicité sur Internet qui flambe avec +12% et de l'autre, la publicité sur les médias traditionnels comme la télévision, la radio, la presse écrite et le cinéma qui n'en finit pas de décliner avec - 2,3% l'an dernier.
Résultat, c'est tout le modèle économique des médias traditionnels qui est remis en cause.
On vient de le voir avec l'affaire TF1 qui, voyant ses recettes publicitaires fondre comme neige au soleil, essaie de trouver d'autres sources de financement et demande donc aux opérateurs télécoms comme Canal + ou Orange de mettre la main à la poche. D'où cette bataille.

Mais les médias traditionnels, comme TF1 et d'autres, se développent beaucoup sur Internet. Ils n'en tirent aucun profit ?

Non, c'est ça le drame ! Effectivement, au début c'est vrai, les annonceurs faisaient un peu de publicité sur les sites des médias traditionnels, sur TF1.Fr ou sur les journaux en ligne.
Mais c'est fini maintenant, tout l'argent de la pub part sur Google et Facebook.
Pourquoi ? Parce que ces deux géants américains ont énormément de données sur chacun d'entre nous. Ils sont donc capables de proposer aux annonceurs des campagnes publicitaires massives très ciblées.

Et donc ? C'est le triomphe de Google et Facebook ?

Malheureusement, la dynamique est clairement de leur côté.
Internet a déjà dépassé, en France, la télévision en terme de recettes publicitaires avec quatre milliards dépensés sur le web contre trois milliards à la télévision. C'est autant en moins pour les médias traditionnels.
Et comble du raffinement, ces milliards qui partent chez Google et Facebook arrivent en prime à payer très peu d'impôts en France.
Une seule alerte néanmoins pour ces géants du web : les Fake News !
Le mois dernier, Unilver, le deuxième plus gros annonceur mondial avec Lipton, Amora, Dove, Skip, a menacé Google et sa filiale YouTube ainsi que Facebook de boycott publicitaires car Unilever en avait assez de voir ses publicités accolées à des propos racistes, haineux, toxiques ou carrément faux.
Voilà, une consolation pour les médias traditionnels. Ils ont toujours l'avantage du contenu de qualité de l'information.