La presse écrite n’est pas morte !

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Axel de tarlé vous parle économie est une chronique de l'émission Europe matin
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Chaque jour, Axel de Tarlé fait un point sur l'économie.

Non ! La presse écrite n'est pas morte !
Aux États-Unis, les abonnements sur Internet commencent à décoller notamment chez les jeunes.

C'est très intéressant parce qu'on avait l'impression que les journaux étaient voués à une mort lente. Les ventes papier sont en chute libre et personne ne veut payer pour lire un article sur Internet.
Ça change !
Aux États-Unis, en un an, on est passé de 9 à 16% d'Américains qui acceptent de payer pour lire la presse sur Internet. Ce sont les chiffres de l'Institut Reuters.
C’est d’autant plus surprenant si on regarde chez les jeunes, dont on se dit à priori qu'ils sont plus rétifs à l'idée de payer.
Finalement pas du tout puisque chez les 25/34 ans, on est passé de 8 à 20%. Ça veut dire qu'un trentenaire sur cinq paie pour la presse écrite.

Qu'est ce qui explique cet intérêt soudain pour les formules payantes ?

Deux choses :
D'abord aux États-Unis, il y a un coté militant. On s'abonne aux grands journaux américains, type New York Time, pour soutenir la presse face à Donald Trump.
Mais, surtout et c'est très intéressant, il se passerait avec la presse écrite, ce que l'on a observé avec la musique. À savoir qu'à un moment, si vous voulez du confort de lecture et de la qualité, il faut payer. C’est la seule façon d'échapper à l'enfer des fake-News et aux pop-up publicitaires qui jaillissent au milieu de l'écran. Car de plus en plus, les journaux refusent de tout donner gratuitement.
Le parallèle avec la musique est intéressant car la musique a été le premier secteur dévasté par Internet avec des ventes physiques de CD en chute libre. On en voyait pas le bout. Miraculeusement, les formules payantes par abonnement type Deezer ou spotify ont sauvé cette industrie. Les abonnements payants représentent aujourd'hui les deux tiers des revenus des maisons de disques.
On souhaite la même chose pour la presse écrite.
D'ailleurs la semaine dernière, nous avons rencontré le patron d'Orange, Stéphane Richard, qui nous a dit être convaincu de cela. Au point qu'Orange est justement en train de lancer ce qu'il appelle "un Deezer de la presse écrite".
C’est le même principe, pour 10 euros par mois, vous avez accès à une plateforme de 300 journaux et magazine.