La France attire les investisseurs du monde entier

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L'édito économique d'Axel de tarlé est une chronique de l'émission Europe matin
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Chaque jour, Axel de Tarlé fait un point sur l'économie.

En pleine grève, on apprend que la France n'a jamais autant attiré les investisseurs étrangers.

Les investissements étrangers ont bondi de 16% l'an dernier en France, selon les Chiffres de Business France.
Dans l'ordre, on trouve les Américains en première position, suivis par les Allemands, les Italiens et les Anglais. Les étrangers ont ainsi lancé près de 1.300 projets l'an dernier sur notre territoire.
Concrètement, ce sont des créations de centre de recherche dans le numérique : IBM, Facebook, Google.
Ce sont des agrandissements d'Usine, comme Toyota à Valenciennes, mais aussi dans la chimie, l'aéronautique ou la plasturgie.
Donc de la recherche et développement et des usines qui fument avec 33.000 emplois à la clé.
Des emplois de qualité, les étrangers ne viennent pas en France parce que la main d'oeuvre est peu cher. Au contraire, ils viennent en France pour la qualité de la main d'oeuvre.
Et donc à la clé, une production haut de gamme qui s'exporte. Les entreprises étrangères implantées en France sont à l'origine du tiers des exportations françaises.
Avec ces investisseurs étrangers, on a donc des emplois de qualité mais aussi une production de qualité qui permet d'exporter. On répond donc aux deux points noirs de l'économie française, à savoir le chômage et le déficit commercial.

Qu'est ce qui explique ces bons chiffres de 2017 et la hausse de 16% des investissements étrangers ?

Incontestablement, il y a l'effet Macron puisque la majorité de ces nouveaux investissements ont été lancés au deuxième semestre, après l'élection présidentielle.
Mais on peut aussi citer l'effet "François Hollande" qui avec les baisses de charges, la French Tech et les lois El-Khomri a initiée cette politique pro-entreprise confirmée, ensuite, par Emmanuel Macron.
En clair : La France veut désormais aider les entreprises.
Visiblement, le message est passé. Et le traditionnel "French Bashing" (la critique de la France) a cessé à l'étranger. Au contraire, à l'heure de Donald Trump et du Brexit, la France rassure.
Dans un éditorial du New-York Times plutôt surprenant, on y voit une Française tout sourire et ce titre : "Les Français sont-ils les nouveaux optimistes ?"
Bon évidement, c'était avant la grève et les images de trains bloqués.
En cela aussi d'ailleurs, cette réforme de la SNCF sera vue à l'étranger comme un test sur la capacité de la France à se réformer.