La contrefaçon : un combat stratégique pour les marques françaises qui coûte près de sept milliards à la France

  • A
  • A
Voir la vidéo sur Dailymotion
L'édito économique d'Axel de tarlé est une chronique de l'émission Deux heures d'info
Partagez sur :

Chaque jour, Axel de Tarlé fait un point sur l'économie.

La contrefaçon coute près de sept milliards d'euros à l'économie française et le phénomène se développe sur Internet.

Jusqu'à présent, on trouvait des faux (typiquement les fausses chemises Lacoste ou les faux parfums) dans les foires ou auprès de vendeurs à la sauvette. Maintenant, on les trouve sur Internet.
Il suffit de taper le nom un article suivi des mots "pas cher" pour que l'on vous propose de la contrefaçon.
On vous sollicite même sur Internet : qui n'a jamais vu une publicité, jaillir sur un écran, du style "Cliquez ici pour des Rayban à 5 euros" ? Bon évidement, à cinq euros c'est du faux.
Le plus grave c'est que, du coup, la pratique se propage et se banalise notamment chez les jeunes qui ne savent pas toujours qu'ils achètent des produits contrefaits. Ils ont juste l'impression de faire une bonne affaire.

Quels sont les secteurs les plus concernés ?

Si on regarde les saisies aux douanes, on trouve des jouets, des vêtements, des articles de sports, des bijoux, des cosmétiques, de l’électronique ou de la maroquinerie.
L'Office Européen de la propriété Intellectuelle a ainsi étudié les 13 secteurs les plus exposés. Pour ces 13 secteurs, en moyenne, la contrefaçon représente près de 6% des articles en France.
Mais dans certains pays plus à l'Est comme la Roumanie ou la Bulgarie, la contrefaçon représente plus de 20% des produits en vente. C'est énorme !

Quelle conséquence pour l'économie française ?

Les entreprises françaises sont particulièrement exposées : LVMH (N°1 mondial du luxe), L'Oréal ou Pernod Ricard. Il y a beaucoup de faux alcools sur Internet. Attention, si vous trouvez du Chateau Petrus en promo sur Internet, c'est sûrement une arnaque ! On trouve aussi de faux médicament ou de faux pneus Michelin.
On constate une perte de chiffre d'affaires et de renommée car, évidemment, la qualité n'est pas au rendez-vous.
Au niveau Européen, l'Office de la propriété Intellectuelle estime que plus de 400.000 emplois seraient ainsi perdus, à cause de la contrefaçon.
D'où l'intérêt de lutter contre le phénomène et une raison de plus d'en vouloir au géant du Web qui laissent passer les fake news mais aussi les "fake products" (les faux produits).
D'ailleurs Bruxelles a bien l'intention de taper du poing sur la table !