La bourse de Paris au plus haut depuis 10 ans : merci Trump !

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L'édito économique d'Axel de tarlé est une chronique de l'émission Europe matin
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Chaque jour, Axel de Tarlé fait un point sur l'économie.

Nouveaux records sur les marchés financiers à Paris comme à Wall Street.

Record à Wall Street hier soir en séance.
À Paris, également, la Bourse évolue sur ses plus haut niveau depuis 10 ans et si on tient compte des dividendes, on est au plus haut niveau historique.

Pourquoi cette euphorie ?

Grace à Donald Trump qui a baissé massivement les impôts et qui dérégule à tout va.
Trump fait sauter les règles dans la banque et l'énergie et les multinationales en profitent donc pour faire ce qu'elles veulent.

Est-ce qu'il n'y a pas un risque de retour de bâton ?

Si bien sûr, d'abord parce que ces baisses d'impôts ne sont pas financées aux États-Unis
Ensuite, parce qu'évidement, quand on supprime toutes les règles, on a des risques de dérapages.
Mais le plus inquiétant c'est le risque social, cette dichotomie entre La Bourse qui flambe (qui a quasiment doublé en cinq ans) et les salaires qui stagnent.
C'est le patron du plus grand fond financier du monde, Larry Fink qui le dit, il dirige Black Rock aux États-Unis (6.000 milliards de dollars soit plus de deux fois le PIB de la France) avec, par exemple en France, des participations dans Scheider, Axa, Michelin, Vivendi ou BNP.
Le patron de Black Rock a envoyé un courrier à tous ces patrons. Courrier dans lequel il dit s’inquiéter de voir à côté de cette "croissance exceptionnelle des actions" la "frustration populaire" avec nombre de gens, dit-il, qui n'ont pas "les moyens d'épargner" et dont la perspective "d'une retraite sûre s'éloigne".
Le patron de BlackRock s'inquiète également pour ces "travailleurs peu diplômés, dont les emplois sont de plus en plus précaire".
Tout cela va mal finir dit-il.

Et donc ? Que propose-t-il ?

Puisque les gouvernements ont tendance à se retirer de ces missions sociales, c'est aux entreprises de suppléer l'État, "d'apporter (dit-il) une contribution positive à la société".
En matière de retraite et d'infrastructures, les entreprises doivent s'engager, seule façon (dit-il) d'assurer une "prospérité durable".
On assiste là à un changement majeur qui fait échos d'ailleurs à cette idée en France de revoir la définition d'une entreprise, qui ne doit plus seulement être un centre de profit, mais s'imprégner également des enjeux sociétaux.