JO : une facture qui va forcément s'envoler

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Axel de tarlé vous parle économie est une chronique de l'émission Europe matin
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Chaque jour, Axel de Tarlé fait un point sur l'économie.

Paris organisera donc les JO en 2024. Tout le monde est content sauf, vous, Axel ! 

Je fais le grincheux de service, mais, si on regarde les olympiades précédentes. Londres, Rio, Athènes, Sydney, (et même Tokyo, en 2020). A chaque fois, la facture finale est multipliée par deux ou trois. (Sans parler de Pékin, dix fois !) Aujourd'hui, le budget de Paris est de 6.8 milliards, donc, si on multiplie par 2.8 (qui est le dépassement moyen sur 40 ans), la facture finale de ces JO sera de 19 milliards, à la charge du contribuable ! C'est d'ailleurs pour cela que beaucoup de villes renoncent au JO. Puisque là, aussi, sans faire rabat-joie. Paris a gagné, faute de combattant après les retraits de Boston, Hambourg, Budapest et Rome.

Oui mais, les organisateurs expliquent qu'à Paris (contrairement aux autres villes organisatrices), 95 % des équipements existent déjà.

Soit, mais il faudra quand même construire, un centre aquatique, un village olympique, un centre média et des équipements temporaire pour chaque compétition. Et on ne voit pas pourquoi, ces chantiers échapperaient au très classique dérapage budgétaire (dont la France est coutumière).  Regardez, à Paris, le chantier des Halles, de la Philharmonie (avec son acoustique exceptionnelle), la facture finale, a été multipliée par trois. D'autant que, circonstance aggravante, pas question d'être en retard pour les JO. Il faut que tout soit prêt pour l'ouverture des jeux. Ce sera le vendredi 2 aout 2024. Or, c'est un grand classique dans le BTP, les chantiers prennent toujours du retard. Et - si vous voulez que tout soit prêt en temps et en heure, il vous faut - à nouveau - sortir le carnet de chèque pour accélérer les travaux.

Donc, à vous entendre, il ne faudrait pas les faire, ces JO !

Non, Soyons fou ! Il y aura des retombées positives en terme d'image. Les JO, c'est 3.5 milliards de téléspectateurs. C'est un accélérateur de développement, avec par exemple, à Paris, une navette direct entre la ville et l'aéroport.  Et puis, cela a un côté euphorisant. (Regardez, on passe un peu pour un horrible grincheux, si on critique les JO !)  Donc vive les JO, mais, avec la calculette, juste à côté.