Fusion dans l'industrie du jouet : Hasbro veut racheter Mattel

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L'édito économique d'Axel de tarlé est une chronique de l'émission Deux heures d'info
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Chaque jour, Axel de Tarlé fait un point sur l'économie.

Fusion au Sommet en vue dans le secteur du Jouet.
Noël approche et Hasbro, le N°2 mondial du jouet, veut s'offrir le N°1 mondial : Mattel et sa célèbre poupée Barbie.

Il y a un énorme paradoxe sur ce marché du jouet, c'est qu'il est en pleine forme avec une augmentation de 5% aux États-Unis
En France, le budget moyen par enfant à Noël est de 128 euros ! Il faut dire que tout le monde s'y met : parents, grands-parents, oncles et tantes.
Le grand paradoxe c'est que sur ce marché en or, les acteurs du jouets, eux, vont mal.
Toy's Are Us a fait faillite aux États-Unis,
Mattel, le N°1 Mondial, multiplie les plans sociaux et les fermetures d'usine. Sa valeur en Bourse a été divisée par deux depuis le début de l'année.

Qu'est ce qui se passe ? Comment expliquer ce paradoxe ?

Les fabricants de jouets sont pris en sandwich.
Coté fabrication : En amont, pour avoir le jouet qui va cartonner à Noël, il faut absolument avoir la bonne licence.
Et à ce petit jeu, c'est Hasbro qui a rafflé la mise avec la licence Disney Princess et surtout "Star Wars", alors que Mattel s'appuie sur "Cars" qui marche moins bien.
Voilà pour l'amont. Il faut payer hors de prix, des licences qui coûtent toujours plus cher, un peu comme les droits sportifs à la télé.

En Revanche. L'aval, coté distribution. Là, c'est la grande misère puisque l’on est obligé de vendre sans marge !
Pourquoi ? Parce que vous avez un acteur qui vendange le marché, c'est Amazon.
Rien de plus simple, en effet, que d'acheter les cadeaux sur Internet.
Ce sont des produits standards et les enfants, vous donnent la référence précise : "À Noël, je veux "Le Robot - BB 8 - Droid Trainer".
Sur Internet, vous êtes sûr de le trouver. Du coup, tout le monde regarde sur Amazon, qui nivelle les prix vers le bas.

Donc, il faut payer des licences très cher pour ensuite vendre sans marge, ce n’est pas terrible comme environnement.
D'où cette fusion envisagée entre les deux leaders pour donner naissance à un géant capable de s'affirmer face aux studio de cinéma qui possèdent les licences et face à Amazon qui casse les prix.