Evasion fiscale : Florent Pagny part s'installer au Portugal

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L'édito économique d'Axel de tarlé est une chronique de l'émission Deux heures d'info
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Chaque jour, Axel de Tarlé fait un point sur l'économie.

Le chanteur Florent Pagny s'installe au Portugal pour des "raisons fiscales".

L'affaire prend une tournure politique puisqu’hier soir, Bruno Le Maire a invité l'artiste à "rester en France"

Vous vous souvenez surement de cette chanson de Florent Pagny, "Ma liberté de penser", c'était il y a 15 ans sur ses démélés avec le Fisc.
Le chanteur récidive puisque Florent Pagny s'installe maintenant au Portugal et il s'en explique sans détour.
Dans une interview accordée au Parisien TV, l'artiste décrit, par le menu, les charmes du Portugal
En Fait Florent Pagny profite d'une loi passée en 2013 qui stipule que, pour les étrangers, tous les revenus générés en dehors du Portugal ne sont pas taxés pendant 10 ans. C'est pour cela d'ailleurs qu'il y a beaucoup de retraités français qui partent s'installer au Portugal.

Et du coup, Bruno Le Maire, lui demande de rester !

Dépêche AFP hier soir du ministre de l’Économie qui explique à Florent Pagny qu'il y a beaucoup de mesure dans "le projet de loi de finances 2018, qui sera présenté demain, qui visent justement à retenir en France les créateurs, les "talents" comme on dit.
Il y a notamment la suppression de l'ISF, la Flat tax où on taxe à 30 % maximum les revenus du capital (contre zéro au Portugal).
Mais, on voit bien là, que quelque chose ne tourne pas rond avec cette concurrence fiscale débridée en Europe où chacun pays essaye de piquer à son voisin, ses meilleurs contribuables.
On le voit en Irlande avec les grandes entreprises Internet et au Portugal, avec Florent Pagny. Il n'est pas le seul puisque Mick Jaggeret Bono sont installés fiscalement aux Pays-Bas, ce qui leur permet de payer deux fois moins d’impôts qu'un cadre supérieur en France.

Tout cela nourrit la rancœur des personnes les moins mobiles et des entreprises moyennes qui, elles, doivent payer plein pot.
D'où l'urgence d'ouvrir ce chantier sur un minimum d'harmonisation fiscale en Europe pour limiter ce genre de pratique.