Chômage : la recette Macron

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Axel de tarlé vous parle économie est une chronique de l'émission Europe matin
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Chaque jour, Axel de Tarlé fait un point sur l'économie.

Emmanuel Macron a refusé ce dimanche de fixer un objectif chiffré en matière de baisse du chômage.
Est-ce pour ne pas revivre le cauchemar de François Hollande avec sa fameuse "'inversion de la courbe" ?

Bien sûr mais il y a aussi une dimension économique.
Le chômage est une donnée en retard.
Emmanuel Macron a d'ailleurs prévenu hier qu'il faudra attendre un an et demi à deux ans, pour obtenir les effets de sa réforme du marché du travail.
De fait, si on regarde les réformes de Gerart Shroeder en 2003 qui ont la même logique. il aura fallu attendre trois ans pour voir la courbe s'inverser.
Mais dans les deux premières années, le chômage a continué d'augmenter en Allemagne.
Donc, patience et prudence avec la courbe du chômage.
D'autant que par rapport à l'époque de Gerart Shroder, il y a un autre paramètre révolutionnaire qui va avoir un effet terrible sur l'emploi. C'est le numérique, la robotisation qui va balayer des millions de postes.

Emmanuel Macron a évoqué les nombreuses pertes d'emplois à venir dans les banques à cause de la transformation numérique.

Or, la banque, c'est près de 400.000 emplois. Tous ne vont pas disparaitre mais, c'est un fait les Agences ferment. La Société Générale veut en fermer une sur cinq. Banque-Populaire-Caisse d'Epargne prévoit 400 fermetures et LCL, 250.
Car, on fait de plus en plus d'opération soi-même avec son smartphone.
Il suffit de regarder l’exemple des nouvelles banques en ligne qui sont sans agence et même parfois sans conseillers.
Orange Bank par exemple, s'appuie sur Watson, l'intelligence artificielle développée par IBM, capable d'avoir un dialogue avec vous pour régler vos problèmes de carte bleu, d’épargne.

Mais, bien évidemment, cette révolution numérique ne concerne pas que la banque.

Tous les secteurs sont touchés comme la grande distribution, l'hôtellerie et les transports.
D'où l'importance capitale de la formation pour rebondir et changer de métier ! On dit que 60% des métiers qui nous ferons vivre en 2030, n'existent pas aujourd'hui.
C'est dire si en matière d'emploi l'enjeu de la formation est double.
D'une part, il faut remettre sur le marché du travail les 3,5 millions de chômeurs que compte la France aujourd'hui.
Et d'autre part, il faut assurer la reconversion à venir de millions de salariés qui vont voir leur emplois disparaitre.