Accord en vue sur le Brexit : quelles conséquences ?

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L'édito économique d'Axel de tarlé est une chronique de l'émission Europe matin
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Chaque jour, Axel de Tarlé fait un point sur l'économie.

Optimisme à Bruxelles, finalement un accord sur les Brexit est en très bonne voie.
Quel est l'enjeu de ces négociations ?

Le Brexit c'est un divorce et comme pour un divorce :
Soit on ce met d'accord sur les termes de la séparation, on fait des compromis et les choses avancent.
Soit on claque la porte et ensuite, advienne que pourra.

La communauté économique a très peur ou avait très peur de la seconde solution.
Pas d'accord, ça voulait dire le flou total sur le plan économique et donc plus d'investissement.
Et le flou politique avec le risque de voir Theresa May, renversée et l'arrivée au pouvoir de Jeremy Corbyn et de son programme très à gauche : nationalisation, contrôle des loyers, revenu universel et hausse massive des impôts.

Finalement, un compromis semble se dessiner. Que dit-il ?

Un compromis, c'est évidement le fruit de concessions.
Donc, premier point de cet accord : la Grande Bretagne va faire un chèque d'au moins 50 milliards d'euros à l'Union Européenne. Histoire d'honorer les engagements pris par le Royaume Uni en matière de Politique Agricole par exemple.
Là encore, c'est comme dans un divorce. On se sépare mais il y a toujours des traites à payer ou les emprunts du ménage à rembourser.
Deuxième point du compromis : les Européens installés en Grande Bretagne (comme les Français, les Allemands ou les Polonais) conserveront leur droits et bénéficieront par exemple de la protection de la Cour Européenne de Justice.
Et puis 3eme point, le plus compliqué : L'Irlande du Nord, qui voulait rester rattachée à la République d'Irlande, sans frontière et donc au sein de l'Union Européenne. Sauf que derrière, l'Écosse et même la ville de Londres voulaient, eux aussi, bénéficier de ce statut spécial pro-européen.
Finalement, l'Irlande Du Nord sort bien de l'Union Européenne mais conservera des relations privilégiées avec la république d'Irlande.

Maintenant, il faut que ce processus aille au bout.
Et puis politiquement, il va falloir expliquer aux Anglais qui ont voté le brexit, que finalement, ce choix qui devait permettre de faire des économies va coûter, au bas mot, 50 milliards. Et que finalement, les Européens installés en Grande Bretagne conservent leur droit.
Et qu'au bout du compte : l'économie britannique est à l'arrêt. Les banques et les institutions s'en vont.
Ça ressemble à un sabordage !