26 septembre 1854 : début du siège de Sébastopol

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Un jour dans l'Histoire est une chronique de l'émission Europe 1 bonjour
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Chaque matin, Franck Ferrand nous fait revivre l'histoire à travers les événements qui ont marqué la date du jour.

Nous sommes le 26 septembre 2017, mais en quel 26 septembre partons-nous ?

Le 26 septembre 1854, début du siège de Sébastopol, tout à fait au sud de la Crimée donc dans l’actuelle Ukraine. Terrible siège de presque un an, qui est un épisode de la guerre de Crimée opposant la Russie à la France et à l’Angleterre (alliées pour une fois), mais aussi à la Turquie (l’empire Ottoman à l’époque) et à la Sardaigne. Tout a commencé en juillet 1853 lorsque la Russie tenta de s’emparer de la Moldavie et la Valachie appartenant aux Turcs ; ceux-ci ont donc contre-attaqué. D’ailleurs, au moment de l’arrivée de ses alliés, l’empire turc s’est déjà débarrassé de l’envahisseur et a renvoyé les Russes chez eux.

Donc la guerre est finie ?

Oh non, les Alliés n’ont pas fait tout ce chemin pour rien. Ils décident de s’emparer de la ville de Sébastopol. Le 20 septembre 1854, les combats font rage sur les bords du fleuve, l’Alma. C’est la fameuse bataille de l’Alma : l’armée russe est forcée de reculer. Et le 23, donc, les Alliés mettent le siège devant Sébastopol. Très vite, les Britanniques ouvrent une brèche dans les défenses russes, seulement ils laissent passer leur chance ; l’occasion est manquée.

Pendant combien de temps dure le siège ?

11 mois ! Presque un an. Et dans quelles conditions ! L’hiver venu, on manque vite de tout. De nourriture surtout. Les maladies s’installent: le choléra et le scorbut notamment. Enfin, le 8 septembre 1855, les Français emmenés par le général Mac-Mahon, prennent la tour Malakoff, l’un des principaux bastions de défense russe. A partir de là, la victoire est assurée. Au moment de la prise de la tour, Mac-Mahon se serait exclamé : "J’y suis, j’y reste !" Le 30 mars 1856 finalement, la paix est signée. Mais les pertes sont terribles : 120.000 hommes côté Alliés, 150.000 côté russes.


On retrouve Franck Ferrand à 14 heures sur Europe1.

Pour une heure entière consacrée au sort des chrétiens d’Orient.