14 juin 1800 : la victoire de Napoléon à Marengo

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Un jour dans l'Histoire est une chronique de l'émission Europe 1 bonjour
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Chaque matin, Franck Ferrand nous fait revivre l'histoire à travers les événements qui ont marqué la date du jour.

Nous sommes le 14 juin 2018, mais en quel 14 juin partons-nous ?

Le 14 juin 1800 : Napoléon Bonaparte remporte in extremis une victoire à Marengo. À l’époque, il est Premier consul ; mais pas depuis longtemps, puisque son coup d’état du 18 Brumaire ne remonte qu’à quelques mois. Aussitôt au pouvoir, il a tenté de faire la paix avec l’Angleterre et l’Autriche, les grands ennemis de la France révolutionnaire. Mais devant le refus de ces deux puissances, il a dû lancer une seconde campagne d’Italie, afin de contrer les Autrichiens qui s’apprêtaient à envahir le sud de la France.

La rapidité d’intervention de Bonaparte, la hardiesse de sa traversée des Alpes, ont de quoi forcer l’admiration. Cette nouvelle campagne s’annonce bien, et d’autant plus que la première bataille, Montebello, est une victoire. Mais alors que les Français sont en train de se disperser, le général autrichien Melas attaque Bonaparte avec une armée très supérieure en nombre. Le stratège français se rend compte, un peu tard, qu’il s’est laissé déborder ; il est contraint de se replier dans un village piémontais : Marengo.

On a failli parler, côté français, de la "défaite de Marengo" ?

Il s’en est fallu de très peu. Bonaparte rappelle Desaix à la rescousse : "Je croyais attaquer l'ennemi, c'est lui qui me prévient, revenez au nom de Dieu si vous le pouvez encore".

De fait, Desaix va revenir en quelques heures, et se faire tuer rapidement d’une balle en plein cœur. Avec la cavalerie de Kellermann, c’est l’élément qui va renverser le cours des choses et donner la victoire (inespérée) aux Français. Reste à Napoléon Bonaparte à en tirer le plus grand avantage politique, ce qu’il va faire, à son habitude.


On retrouve Franck Ferrand à 14 heures, pour passer une heure Au cœur de l’histoire !

Au cœur de l’histoire du grand peintre Nicolas de Staël en compagnie, pour la dernière fois, de Serge Legat.