"Soyez sceptique, mais apprenez à écouter !"

  • A
  • A
Voir la vidéo sur Dailymotion
Antidote est une chronique de l'émission La vie devant soi
Partagez sur :

Lorsque quelqu'un vous parle, il le fait avec le filtre de sa propre réalité. Il est donc important de prendre de la distance par rapport à ce que l'on vous dit et de pratiquer l'écoute active.

On termine cette semaine avec une dernière leçon de développement personnel et ça se passe forcément avec vous Anne Cazaubon et les accords toltèques !

Namaste ! Alors pour les trois du fond qui se sont fait terrassés par la grippe en début de semaine, je récapitule ces accords que l’on passe avec soi-même rassemblés dans un petit livre écrit par Don Miguel Ruiz, et qui sont des principes pour gagner toujours plus de liberté personnelle.

Premier accord : "Que ta parole soit impeccable !"

Deuxième accord : "N’en faites jamais une affaire personnelle."

Troisième accord : "Ne faites jamais de supposition."

Quatrième accord : "Faites toujours de votre mieux !"

Cinquième accord…

Je sais que depuis le début de la semaine, je vous parle des quatre accords toltèques et que là, d’un coup, je vous sors du chapeau, un cinquième accord. Bon, de vous à moi, j’ignorais l’existence de ce cinquième accord jusqu’à récemment et au départ, j’étais un peu sceptique. Parce que si, à chaque fois, l’auteur Don Miguel Ruiz nous dégaine des accords à tout bout de champs, on n’atteindra jamais l’éveil. Et puis, quand j’ai découvert ce cinquième accord toltèque, je me suis dit qu’en fait, il pouvait quand même nous servir.

Alors dans une largesse qui m’est propre, et je ne parle pas de mon tour de taille, je vous le transmets comme on partagerai un code promo avec ses copines ou une petite gastro dans un open-space ! Cinquième accord toltèque : "Soyez sceptique, mais apprenez à écouter." Oui, là, on ouvre vraiment la porte de la vérité ou plus exactement de notre vérité, qui n’est pas celle du voisin, ou de notre frère, de notre conjoint ou de notre mère… Parce que quand quelqu’un vous parle, il le fait avec les filtres de sa propre réalité qui est, somme toute, virtuelle. C’est un peu comme s’il traduisait chaque événement de sa vie dans son propre langage. C’est votre mère qui vous répète que les artistes, ça finit sous les ponts parce que son propre père lui a interdit de faire les Beaux-Arts avec le même argument faux et non-prouvé. C’est ce collègue qui vous dit que dans cette entreprise il n’y a aucune reconnaissance de la direction. C’est de son expérience dont il parle alors et qui ne se vérifiera peut-être pas pour vous.

En gros, tout n’est jamais tout noir ou tout blanc…

Attention toutefois à ne pas basculer de l’autre côté. N’allez pas penser que parce que chacun à sa propre paire de lunettes pour voir le monde, qu’il ne faut plus croire ce que l’on vous dit. Non, il s’agit seulement de prendre de la distance par rapport à ce que disent les autres. L’idéal, ce serait même de pratiquer l’écoute active. C’est d’ailleurs la deuxième partie de ce cinquième accord toltèque : "Soyez sceptique, mais apprenez à écouter !" Oui, évitez d’écouter en vous disant "c’est vrai" ou "c’est faux", en ayant déjà votre prisme, votre filtre… Non, simplement écoutez avec respect et surtout tentez de comprendre l’autre et son point de vue. En fait, fondamentalement, on n’a pas vraiment besoin de croire ce que l’autre nous dit, de le prendre pour une vérité, pour créer un vrai lien avec lui. Non, le vrai lien, le vrai partage, lui, va venir de notre capacité à écouter, à nous intéresser, à comprendre et à respecter ce qu’il vit dans son monde, puis à partager si nous le souhaitons ce que nous vivons dans le nôtre.