Rendre des services par amour

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Antidote est une chronique de l'émission La vie devant soi
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Cette semaine de la Saint-Valentin est placée sous le signe de l'amour. Anne Cazaubon s'intéresse donc aux cinq langages de l'amour avec, jeudi, le quatrième : rendre des services.

Au cours de cette semaine spéciale autour de l’amour, vous le savez, je vous parle de ce génial petit livre de Gary Chapman, "Au cœur des 5 langages de l’amour". J’espère d’ailleurs, que vous l’avez tous reçu en cadeau sous l’oreiller pour la Saint-Valentin. Parce que certes, vous avez la chance d’avoir rencontré l’amour, il y a 10 ou 20 ans (et peut-être même hier, qui sait ?), mais depuis que vous avez mis un pied dans le monde réel du couple où il y a toujours des cheveux dans le lavabo et des éclaboussures de dentifrices sur le miroir, ça n’est plus tout à fait la même. Ciao le conte de fée ! Alors comment raviver la flamme, (ou l’entretenir du moins) ? Comment remettre une bûche dans le feu (il n’y a aucun sous-entendu salace là-dessous). Tout simplement grâce aux cinq manières de communiquer son amour nous dit Monsieur Chapman.

Dépasser les stéréotypes. On a donc vu depuis le début de la semaine que l’amour peut s’exprimer de manières différentes et que c’est à chacun de repérer quel "langage d’amour parle son ou sa partenaire". Est-ce que cela s’exprime par des paroles valorisantes (premier langage de l’amour). Est-ce que c’est via des moments de qualité que vous passez l’un avec l’autre (deuxième langage de l’amour) ? Ou est-ce par de petits (et même gros) cadeaux, (autant le dire tout de suite, ce sont ceux que l’on préfère) que vous vous faites au sein du couple, que vous montrez à l’autre combien vous l’aimez (troisième langage de l’amour). Ou, est-ce (et c’est l’objet de la chronique du jour), via "des services rendus". Et quand on parle de services au sein du couple, cela exige forcément, pour certains d’entre nous, de revenir sur leurs visions des rôles de mari et femme, de partenaires, mais aussi de dépasser les stéréotypes.

A ce propos, voici l’exemple que nous donne Gary Chapman. L’histoire de Mark qui a suivi le modèle de ses parents mais qui ne l’a pas reproduit à l’identique. Son père avait l’habitude de laver la voiture, et de tondre la pelouse. Ça n’était pas le cas de Mark, mais c’est l’idée qu’il se faisait du rôle de mari. En aucun cas il n’imaginait donc passer l’aspirateur ou changer la couche du bébé. Sauf que Mark (et c’est ce qui fait de lui un homme bien) a compris à quel point c’était important pour sa femme, Marie. Il s’est donc montré capable de flexibilité et a compris que le principal langage d’amour de sa conjointe réclamait quelque chose qui, au départ, à ses yeux, semblait inapproprié.

Et si on impliquait les enfants ? Alors si le langage de l’amour de votre conjoint correspond aux services rendus, Gary Chapman nous invite à dresser la liste des demandes qu’il ou elle vous a exprimées au cours des dernières semaines. Faire quelque chose pour ce néon qui crépite dans la salle de bain, gérer la fuite du lavabo dans la cuisine ou enfin monter ce meuble suédois dont les cartons sont dans le couloir depuis deux mois. Peut-être que vous pouvez sélectionner l’une de ces demandes qui clignotent chaque semaine et y répondre comme preuve d’amour. Vous pouvez également écrire à votre conjoint un petit mot doux en l’accompagnant d’un service rendu, deux fois par semaine pendant un mois. Avouez que cela doit être doux de rentrer à la maison et de tomber sur un petit mot tendre dont le post-scriptum serait : "Au fait, j’ai changé l’ampoule du plafonnier (smiley qui fait un clin d’œil)." Enfin (et parce qu’on n’est jamais trop nombreux pour filer un coup de main, vous pouvez demander à vos enfants de vous aider à rendre service à votre partenaire en les associant à cette mission secrète pour faire plaisir à maman ou à cette belle surprise que l’on va faire à papa ! Je rappelle à toutes fins utiles, que "ce qu’il y a de bien avec les services rendus", c’est que sur un bien-entendu, on ne sait jamais de quelle manière on sera remercié, si vous voyez ce que je veux dire…