Pardon et réconciliation : connaissez-vous la méthode Ho’oponopono ?

  • A
  • A
Voir la vidéo sur Dailymotion
Antidote est une chronique de l'émission La vie devant soi
Partagez sur :

Si on veut changer sa vie, il faut d'abord commencer par se changer soi-même. Se changer, changer sa réalité, c'est aussi changer ses pensées. 

Et on referme cette émission avec vous Anne Cazaubon et je dois dire que depuis ce début d'émission on se dessèche tous en se demandant ce qu'est le "Ho'oponopono"... Namaste ! Aujourd'hui, je vous emmène à Hawaï, parce-que là-bas, ils pratiquent encore une magnifique méthode pour pardonner et se libérer. Cela s'appelle Ho’oponopono. Aujourd’hui, je ne suis qu’amour, je ne suis que paréo, je suis fleur de tiaré dans les cheveux, je suis corps nu sur sable chaud... Et non, pas pour boire des mojito sur la plage, même si à l’heure qu’il est, c’est sans doute, ce qui nous ferait le plus de bien. Non, si je vous emmène aussi loin, c’est parce qu’il s’y pratique toujours là-bas, le Ho’oponopono, un rituel ancestral de pardon et de réconciliation. Le Ho’oponopono, ça s’écrit avec six O quand même (au scrabble, ce serait impossible à placer), mais vous ne pourrez plus oublier cette méthode quand vous connaîtrez l’histoire du Docteur Len, un psychologue hawaïen qui a utilisé le Ho’oponopono pour guérir des malades mentaux criminels sans même les voir.

"Je suis désolé. S'il-te-plaît pardonne-moi". Je m’explique. Quand le docteur débarque dans cet hôpital psychiatrique d’Hawaï en 1984, il y règne une ambiance délétère. Il faut dire que les criminels internés ont un comportement agressif qui nécessite l’isolement, les médecins et les infirmières rasent les murs, redoutant l’agression. Bref, l’enfer. Mais quelques mois seulement après l’arrivée du docteur Len, la situation s’améliore : les cellules d’isolement se vident, les traitements s’allègent, certains cas considérés il y a peu comme désespérés sont d’ailleurs libérés, le personnel hospitalier commence à avoir envie de venir travailler. Et au bout de trois ans, l’unité pour malades difficiles ferme, faute de patients ! Et pourtant, et c’est là que ça devient intriguant, le docteur Len ne reçoit jamais les criminels hospitalisés en entretien. Il a juste devant lui la pile de dossiers médicaux et chaque jour, il regarde chaque dossier en répétant simplement : "Je suis désolé. S’il-te-plaît pardonne-moi. Je t’aime. Merci".

C’est donc ça, faire Ho’opono- pono ? En fait il explique qu’il a "simplement guéri la partie de lui qui avait créé" ces souffrances. Le docteur Len nous dit que le monde entier est notre création et que si je veux changer ma vie, je dois commencer par me changer moi-même. C'est d'ailleurs aussi ce que disent Ghandi et beaucoup d’autres. Et se changer, changer sa réalité, c’est aussi changer ses pensées. Et c’est là que le Ho’oponopono va plus loin. Nous sommes responsables de nos pensées. Et si je choisis de prendre la responsabilité de ma vie, de mes pensées, et donc de mes actions, je choisis en même temps de pouvoir changer le cours des choses.C’est vrai, que de ce point de vue-là, être responsable n’est pas un poids. Non, c’est même une opportunité de se libérer et surtout, surtout, de gagner un temps précieux ! Si je choisis de reconnaître que je suis restée beaucoup trop longtemps dans cette relation toxique, je reconnais ma responsabilité. Certes, le conjoint a tous les torts de la planète, mais j’arrête de rester coincée, comme cramponnée à cette colère. J’ai ma part de responsabilité et je la reconnais, pour pouvoir enfin tourner la page et m’éloigner ! Alors à vous de faire entrer dans votre quotidien ce petit rituel : Je suis désolé, pour "Je suis désolé" car je suis responsable de ton mal".

"S’il-te-plaît pardonne-moi", pour s’il-te-plaît pardonne-moi car je t’ai donné le mal. Je t’aime, pour je t’aime car l’amour seul est guérisseur. "Merci", pour Merci pour cette occasion de changer le monde. Si vous répétez ces phrases régulièrement, vous allez pouvoir voir cet espace de détente, de tranquillité se créer. D'abord en soi et donc chez l’autre !