Où en êtes-vous de votre rêve d'enfant ?

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Antidote est une chronique de l'émission La vie devant soi
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Essayez de vous souvenir de vos rêves d'enfants pour faire le point sur votre situation actuelle. Jusqu'où êtes-vous allé dans cet accomplissement ?

Namaste ! Je suis passée chercher le courrier d’Antidote qui attendait sagement à l’accueil d’Europe 1 et je suis remontée avec d’énormes sacs "la Poste" pleins à craquer, (comme ils avaient dans le Club Dorothée, avec des cartes postales qui débordaient). Eh bien parmi ces missives, se trouvait le message d’Elisabeth qui me racontait qu’elle est enseignante en portugais, et qu’elle travaille dans huit écoles dans les Hauts-de-Seine en région parisienne et qu’elle a lancé un chouette projet il y a maintenant 13 ans. A l’origine, c’est un de ses élèves qui souhaitait écrire au footballeur Pauleta et lui poser un certain nombre de questions. Puis elle a proposé d’élargir le projet en demandant aux enfants d’adresser ce questionnaire à leurs parents, puis au grand public.

Alors, comme souvent dans la vie, quand on perd le nord, rien de tel que de discuter avec un enfant de cinq ans pour se faire remettre les idées (et les priorités) bien en place ! Ce mini-questionnaire de Proust réalisé par des enfants pour des adultes ne peut que nous faire du bien ! C’est parti. Quand vous étiez enfant :
1- Quel était votre jeu préféré ? Trop facile (et je pense qu’on est un paquet de petites filles à répondre en chœur) : sauter à l’élastique ! Le mien était tellement usé, qu’il avait des nœuds partout et rétrécissait à vue d’œil.
2- Est-ce que vous aimiez les bonbons ? Pour celle-ci, la réponse est dans le rebond de mes joues.

"Plus jeune, que rêviez-vous de faire à l'âge adulte ?" Le questionnaire se poursuit avec des questions autour de l’amitié :
Est-ce que vous aviez un ou une amie en particulier ? Où aimiez-vous vous promener ? Aviez-vous peur de quelque chose ? Et on arrive enfin à la question, celle qui nous fait relever la nuit (et qui tourmente déjà visiblement les petits dès le plus jeune âge) : "Plus jeune, que rêviez-vous de faire à l’âge adulte ?"

Allez, fermez les yeux, souvenez-vous. Ils étaient si puissants, vos rêves d’enfant. Et ils semblaient si réels quand vous vous projetiez. Vous étiez Thomas Pesquet, vous étiez Marie-Claude Pietragalla, vous étiez Michael Jackson ou Zidane… Vous étiez pompier, pilote de chasse, maîtresse d’école, vétérinaire… Tout paraissait possible, à l’époque. Et aujourd’hui ? Peut-être que certains de ces souhaits se sont réalisés grâce à des activités extra-scolaires, à un voyage ou peut-être que cela a représenté seulement une période de votre vie. Ou peut-être que c’est la rencontre d’un conjoint qui vous a permis d’approcher le rêve et de le vivre ainsi par procuration. Peut-être même avez-vous eu la chance, de faire de votre vie un rêve et d’un rêve une réalité (comme le dit Saint-Exupéry).

Être conscient de sa propre situation. Ou peut-être faites-vous partie des 47% de Français (moins de la moitié, certes, mais presque la moitié tout de même) qui ont le sentiment de "passer à côté de leur vie" et qui en accusent leur mode de vie : pas le temps, pas les moyens, dissuadés par une éducation (et je n’ai pas dit un niveau d’études. Non, par une éducation et sa remorque de croyances qui nous limitent dans nos actions, dans nos envies…). A tous ceux qui se demandent à quoi sert le développement personnel, eh bien la réponse est là. Ça sert à éviter la crise du milieu de vie, à retrouver son désir profond, à cesser d’être l’une des "ces grandes personnes" qui attristent le Petit Prince, qui se dévalorisent sans cesse et qui souffrent d’un manque de reconnaissance. Et le premier pas que l’on peut faire, c’est d’être conscient de sa propre situation, d’ouvrir grand les yeux sur là où vous en êtes, par rapport, toujours, à votre rêve d’enfant. Et vous, jusqu’où êtes-vous allé dans cet accomplissement ? Où vous êtes-vous arrêté et pourquoi ?