Le secret d'une relation amoureuse épanouissante

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Antidote est une chronique de l'émission La vie devant soi
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Dans un couple, 1 + 1 = 3. Et c'est bien de la troisième partie, le couple, dont il va falloir s'occuper avec la plus grande attention, tout en restant soi-même.

Alors Anne, vous avez reçu beaucoup de mails…

Oui, c’est un peu "le courrier de l’âme" que je reçois. Des lettres, des tweets, des mails qui me disent : "Anne, on adore tes chroniques de développement personnel, à la fois profondes et légères, sur les alignements de shakras, sur tous ces plexus solaire pleins à craquer, sur la guérison de l’enfant intérieur, ou sur les retours de karma, mais il nous manque quelque chose !" Bah dites- donc, je sens que le week-end vous travaille. En tout cas, il s’annonce festif. Oui, vous avez reçu ce mail de fête d’anniversaire. Ce mail à la fin duquel, entre une adresse à l’autre bout de la ville, quatre digicodes, une demande subliminale ni vu ni connu de participation au cadeau groupé, il y a cette petite phrase glissée dans un post-scriptum : "Vos moitiés sont bien évidemment les bienvenues." Vos moitiés de quoi ? Vos moitiés de vous-même ? Parce que, vous vous sentez "à moitié" ?

Que recherche-t-on dans la relation amoureuse ? Oui, vous, vous vous sentez coupé d’une partie de votre être ? Vous n’êtes qu’à 50% de ce que vous faites dans votre vie ? Vous n’exploitez que la moitié de vos talents ? Parce qu’en y réfléchissant bien, ça induit que nous ne serions que la moitié de nous-même tant que nous ne serions pas en couple ? Si, si, c’est bien ce que ça veut dire. Que nous serions à "combler", incomplet… C’est vrai qu’on a grandi avec ça, "l’envie de ne faire qu’un avec l’autre". Une moitié + l’autre moitié = 1. Comme ces moitiés de cœur en médaillon partagés avec l’être aimé. C’est bien ça qu’on nous répète depuis toujours, que nous avons besoin de nous compléter. Du coup, on y a cru, sans comprendre que c’est surtout l’envie de retrouver la fusion que l’on a connu dans le ventre de la mère, que l’on recherche dans l’amour. Là où tout était pourvu, nos moindres besoins, où l’on était bien au chaud, moelleux… Là où rien de grave ne pouvait nous arriver. C’est tout cela que l’on cherche à retrouver et que l’on espère trouver chez l’autre dans la relation amoureuse,en vain !

1 + 1= 3. Oui, sauf qu’en développement personnel, on a une autre vision des maths. Mieux même, on les réinvente ! Oui, en développement personnel : 1 + 1 = 3. Il y a vous, il y a votre partenaire et il y a votre couple ! C’est là-dessus que s’est fondée la thérapie IMAGO, qui est l’une des thérapies de couple basée sur la communication non-violente. Dans la relation amoureuse, il y a trois données. Vous représentez 33% de la relation, votre conjoint, également 33% et entre vous deux, se niche là un espace qui représente "la relation". Et c’est le plus grand tiers, puisque comme vous êtes bon en maths, il ne vous aura pas échappé que 33 + 33, ça fait 66 et qu’il reste donc 34%. 34% de votre relation qui se situe là, dans cet endroit qu’il va falloir nourrir d’attention, de communication, de juste distance, ni trop proche, ni trop loin, un espace qu’il va falloir protéger, choyer, pimenter…

Être pleinement soi-même, entier. Et il s’agit bien de s’occuper de cet espace-là, pour le faire évoluer, pour le renforcer, le faire grandir mais en aucun cas, il n’est question de vous changer, l’un ou l’autre ni d’empiéter sur l’espace de chacun. Et encore moins de "manger la moitié de l’autre" ! Parce qu’on les voit ces couples tout autour de nous. Ceux qui sont avec quelqu’un pour ne pas être seul, ceux qui ont choisi quelqu’un "d’admirable" pour se sentir valorisé. Ceux qui comblent simplement un vide, pour se rassurer et valoriser leur personnalité incomplète. Non, l’idée, l’objectif, le graal, la classe à Dallas, c’est d’être pleinement soi-même, entier. Oui, la seule façon d’être avec quelqu’un qui nous correspond, c’est d’être complet, et que son partenaire le soit aussi. Que ce soit la rencontre de deux êtres égaux, pas de deux représentations de supériorité ou d’infériorité. Simplement se souvenir qu’aimer quelqu’un, c’est l’aimer pour ce qu’il est vraiment et pas pour ce qu’il représente !