Faire un pas de côté et sortir de sa zone de confort

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Antidote est une chronique de l'émission La vie devant soi
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Sortir de sa zone de confort demande d'abord de prendre conscience de quoi elle est constituée. Quelques petits actes permettent ensuite de commencer à explorer un autre univers.

Aujourd’hui, nous allons sortir de notre zone de confort...

Oui, mais alors je préfère prévenir : j’ai beaucoup donné dans l’humanitaire, mais là, je n’embarque avec moi dans l’aventure que ceux qui veulent vraiment en sortir, de cette zone de confort. Parce que non, on ne peut pas sauver ceux qui ne veulent pas être sauvé et oui, le développement personnel, ça part d’abord, d’un engagement personnel vis-à-vis de soi-même !

Alors la zone de confort, avant même de réfléchir à comment en sortir, il faudrait d’abord identifier ce que c’est, quels sont ses contours et jusqu’où elle s’étend. Il faut tracer un trait tout autour de soi et comprendre, peut-être, que l’on est exactement au milieu de cette zone de confort. Le comprendre donc et l’accepter surtout ! Parce que tout cela, ce sont tous vos potentiels qui se tapent un petit roupillon ni vu, ni connu. Et pour certains, on est pas loin de "La Belle aux Bois dormant", si vous voyez ce que je veux dire. Oui, ça peut durer toute une vie "cette mise en sommeil" de celui ou celle que vous pouvez être. Sauf, que votre être profond, lui, ne rêve que d’une seule chose, c’est que vous alliez le secouer, pour le réveiller. Et pour y arriver, il va vous falloir identifier la peur qui l’empêche de quitter la couette ! 

Alors soyons clair : "sortir de sa zone de confort" ne signifie pas renier ce que vous êtes, ce que vous pensez ou ce que vous aimez. C’est simplement "se donner les moyens" de faire de nouvelles expériences, sans se fier aux préjugés qui en découlent. Parce que la zone de confort, c’est cette petite voix dans la tête qui vous dit que "le yoga c’est que pour les filles", "que 45 ans, c’est trop tard pour reprendre des études", que "cette robe jaune est beaucoup trop voyante" et qu’on ne va quand même pas oser poser cette question devant tout le monde à la fin de cette conférence. C’est cette petite voix qui vous dit : "Non, ne fais pas ça malheureuse, tu vas te ridiculiser" ou "non, c’est trop risqué" ! Oui, ce que l’on appelle "zone de confort" devrait en fait s’appeler "'zone d’inconfort" !

Alors par quoi on commence Anne ?

Par des choses toutes simples et que l’on peut d’ailleurs effectuer à l’abri des regards. On peut s’ouvrir l’esprit en écoutant un peu de reggae, alors que l’on est fan de musique classique, goûter la cuisine argentine quand on ne jure que par les mets italiens pour comprendre que "sortir de sa zone de confort, c’ est une démarche qui doit partir de nous" avant de s’intéresser à l’impact que cela pourra avoir sur notre environnement.

Dimanche soir, sur la ligne 6 du métro parisien, 22h40 et ce message dans les haut-parleurs, lancé par le conducteur de la rame : "Mesdames et messieurs, votre attention s’il vous plaît, la Station Glacière est fermée au public. Prochain arrêt : St Jacques. Merci. Bisous". Alors, oui, rien de très folichon dans ce "bisous" lâché comme ça. Quoique ce peut être le début de quelque chose, un petit pas de côté, un petit défi personnel qui n’engage à rien, si ce n’est à dessiner un sourire sur chacun des visages des usagers ce soir-là. Un acte gratuit, dont ce conducteur ne peut même pas mesurer l’impact puisque lui, est dans sa cabine. Mais comme pour se relier à chacun d’entre nous, il a osé !

Et vous, quel petit pas de côté faites-vous ? Quel est votre sursaut du quotidien ? La pirouette que vous faites dans votre vie ? Les quelques paillettes dont vous la saupoudrez ?