Comment commencer la journée du bon pied ?

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Antidote est une chronique de l'émission La vie devant soi
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Aujourd'hui, Anne Cazaubon nous propose de nous lever du bon pied en insufflant un peu plus de conscience dans nos gestes matinaux.

Anne Cazaubon, aujourd’hui, on est à deux doigts de vivre ensemble !

A force de s’accompagner, d’essayer de déceler toutes ces situations du quotidien dans lesquelles on pourrait insuffler un peu plus de conscience et de développement personnel, on est prêts pour la colocation ! Et je passerai outre que vous ayez encore pris toute la couette cette nuit. Toujours est-il que je vous propose aujourd’hui de vivre certains gestes du quotidien en pleine conscience. On n’est pas obligé de réserver les temps de méditation ou de pleine conscience à un séjour en Ashram en Inde, ou lors d’un stage de développement personnel. Non, l’idée, c’est de n’être qu’un et de distiller toutes ces bonnes pratiques dans sa vie. Chez vous, gratuitement, vous pouvez (si vous le souhaitez), élargir votre conscience à de petites choses au saut du lit !

Peut-être que vous aussi, dès le réveil, votre "petit vélo intérieur" se met à mouliner illico presto alors que vous venez à peine d’ouvrir un œil. Et si, plutôt que de déjà penser à tous ces mails que nous n’avons pas envoyés hier, ou à toutes ces réunions interminables qui nous attendent, à ces conduites d’enfants aux quatre coins de la ville, et si on essayait déjà de commencer par expérimenter en pleine conscience dans le moment présent notre petit tour quotidien dans la salle de bain ? En commençant par prendre une douche, en pleine conscience.

Qu’est-ce que ça veut dire ? On médite sous la douche ?

En fait, on est tout à fait à ce que l’on fait, entièrement dédié à notre activité et pas déjà en train de penser à la suite. Cette douche, en pleine conscience et dans le plus simple appareil, elle fait vraiment partie des activités répétitives que nous accomplissons en pilote automatique. On entre dans la douche ou la baignoire, on se débat vaguement avec le contrôle de la température de l’eau et ça y est, déjà, notre esprit vagabonde vers le programme de ministre qui nous attend aujourd’hui !

Sauf qu’à bien y regarder, c’est déjà par là que ça commence. De l’eau qui coule sur notre corps, c’est déjà une occasion servie sur un plateau d’argent d’être un peu plus conscient. Conscient du pouvoir incroyable de l’eau, qui nettoie, qui libère aussi, bien plus que ce que l’on imagine et que ce que l’on voit. Peut-être qu’en voyant l’eau savonneuse disparaître dans le siphon, on peut visualiser tout ce stress, cette anxiété, toutes ces énergies négatives, qui disparaissent sous nos pieds. On peut se concentrer sur cette sensation de libération que procure le contact de l’eau sur la peau. Et puis, on peut aussi mesurer la chance que l’on a d’être dans un pays dans lequel, quand on tourne un robinet, il y a de l’eau qui sort. Potable de surcroît, et exprimer ainsi sa gratitude. Gratitude pour cette eau qui purifie. Oui, ce matin, nous n’avons pas eu à marcher une heure pour aller jusqu’au puits du village voisin pour nous laver. Et si nous sommes chanceux et conscients de cette eau qui nous lave, nous pouvons aussi l’être pour mesurer la quantité d’eau que nous utilisons.

Ça c’est pour la douche. Est-ce qu’il y a d’autres petits gestes que l’on peut faire en conscience le matin ?

Ça vous est déjà certainement arrivé de courir dans tout l’appartement avec la brosse à dents dans la bouche (et de tâcher, par la même occasion, votre veste ou cravate), tout en essayant de faire autre chose comme de changer la couche du petit, de vider des corn-flakes dans un bol tout en cherchant votre chargeur de portable ! La bonne nouvelle, c’est qu’il est possible d’être présent à soi, en se brossant les dents. On peut se concentrer sur le goût et la texture de la pâte du dentifrice. On peut aussi se concentrer sur la sensation de nos pieds sur le sol, sur le carrelage froid de la salle de bain, pour travailler notre ancrage. On peut également en profiter pour se regarder dans une glace et se regarder avec bienveillance. Ça commence d’abord par ce regard que l’on pose sur soi, même dans ce moment que l’on juge pas très valorisant. Déjà là, se regarder avec justesse, s’accueillir tel que l’on est, plutôt que d’aller chercher l’approbation ou la validation toute la journée, chez le conjoint, le parent ou le patron…