Arriver à changer de travail

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Antidote est une chronique de l'émission La vie devant soi
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Anne Cazaubon évoque la difficulté de changer de job. 

Comme chaque jour, on termine l’émission par sa leçon de développement personnel, je veux bien entendu parler de la chronique Antidote d’Anne Cazaubon. Et Anne, aujourd’hui, vous nous parlez de travail.

Namaste ! Oui, c’est mon boulot de vous parler de vous et de votre boulot, à vous qui m’écoutez peut-être d’ailleurs au boulot (mise en abîme). Bref, je vous vois, je vous renifle, je vous sens (I feel you). Ca fait des années que vous prenez la poussière (ou racine) dans votre petit bureau, avec votre petit pot à crayon, la carte de cantine, les places pas chères de cinéma grâce au C.E., les 25 minutes de route en prenant la rocade mais franchement, au fond, ça commence à bien faire, hum ? ça fait des lustres que vous l’annoncez à tout le monde autour de vous, qu’à chaque approche de la nouvelle année, vous vous dites que cette fois-ci, c’est la bonne, que c’est décidé, que vous changez de travail, ou du moins que c’est le projet, que vous allez vous mettre en mouvement. Alors attention, je ne vous parle pas de « claquer vot’ dém », parce qu’elle n’a rien fait, elle.

Au revoir président

Non, n’achetez pas encore le costume « gros poussin à plume et slip kangourou ». Vous commencez à me connaître maintenant. Vous et moi, on commence à avoir quelques heures de vol ensemble (quoi, qui a dit, quelques heures de vol TOUT COURT !),

Je sais que l’Antidote commence à infuser chez vous, mais j’ai comme l’impression qu’il vous reste quelques freins qui vous empêchent de changer de travail, qui vous empêchent en tout cas de bouger. Comme je vous vois vous tirer des balles dans le pied tout seul, comme de grands, je viens à votre rescousse pour identifier les raisons pour lesquelles on reste souvent prisonnier d’un job qui ne nous convient plus. Pourquoi est-ce que la perspective d’un changement de travail nous enthousiasme autant qu’elle nous tétanise ?

Oui, pourquoi ?

Et bien tout bonnement parce qu’on se traîne 3 boulets depuis la nuit des temps qui sont la confusion, la peur et l’habitude. La confusion, pour commencer parce que c’est vrai que parfois, on est tout simplement perdu. « Tout le monde me parle de donner du sens à mon travail (c’est le dernier Graal, « la quête de sens »). Mais qu’est-ce que ça veut dire au fond. La confusion, c’est « Je recherche du sens dans mon travail mais sans vraiment le nommer de manière précise. Donc en fait, si je ne l’identifie pas réellement, si je ne le nomme pas, ça n’existe pas !

Le deuxième boulet que l’on se traîne à longueur de journée, c’est la peur. On a là-haut, ce que l’on appelle un cerveau reptilien, héritage de l’homme et de la femme sauvage en nous, qui sort ses antennes et au moindre changement dégaine les sirènes de police américaine. A la moindre petite brise de changement, de nouveauté, la peur provoque en nous 3 réactions : la fuite, la sidération, ou l’attaque !

Step by step  ouh baby - Tu l’as dit ouh baby 

La théorie des petits pas peut être une belle option. Travailler sur des projets parallèles le plus longtemps possible avant de faire le grand saut. Une option sage en tout cas, pour éviter tout ulcère ou crise de panique.

Enfin, il y a l'habitude, c’est laid l’habitude, aller au travail  par habitude. C’est un peu comme dans le livre « Qui  a piqué mon fromage » ? (chouette livre de coaching sur le changement), où des petites souris se trouvent fort dépourvues, lorsqu’un jour, elles ne trouvent plus le morceau de fromage qui leur était servi tous les jours au même endroit et à la même heure. Face à cette nouvelle donne, il y a celles qui se disent « qu’il n’y aura plus jamais de fromages, et qu’il faut tout de suite bouger, faire autre chose et il y a celles qui s’accrochent, qui reviennent tous les jours en espérant que le fromage sera de retour. Et vous, quelles souri êtes-vous ?