Victoire de Donald Trump : l'heure est au décryptage !

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A la Une de la presse américaine est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
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Après la victoire surprise de Donald Trump hier, les médias américains tentent de comprendre comment cela a pu arriver.

Passé la sidération, les journaux tentent d’expliquer cette victoire inattendue de Donald Trump.

Sur les sites internet et les télés, on triture la carte électorale dans tous les sens pour décrypter ce résultat qui paraissait tellement improbable.

En fait l’explication est assez simple : Donald Trump a gagné son pari, il a sur-mobilisé l’électorat blanc, surtout les hommes sans diplomes, dans les zones rurales. C’est ce qui fait son succès notamment dans les États autour des grands lacs, traditionnellement démocrates. Il a fait sortir de chez eux des gens qui ne votaient pas et ça lui a suffi. Parce que dans le même temps Hillary Clinton, elle, n’a pas réussi à suffisamment mobiliser les autres catégories d’électeurs qui devaient la faire gagner : les minorités, Noirs et Latinos, les jeunes et les femmes diplômées. Ils se sont moins déplacés que pour Barack Obama il y a quatre ans.
Le manque d’enthousiasme qu’on avait pu constater sur le terrain pour Hillary Clinton et que vous avez entendu sur Europe1, s’est traduit en chiffres.
Quand on regarde le nombre de votants, il y en a eu moins que lors de la dernière élection mais surtout côté démocrate. Donald Trump a eu 1,5 million de voix de moins que Mitt Romney, le candidat républicain il y a 4 ans. Mais Hillary Clinton, elle, en a eu cinq millions de moins que Barack Obama, c’est ça qui a pesé lourd.

Et les médias ne se demandent pas aussi comment ils ont pu à ce point ne rien voir venir ?

Si bien sur, il y a du mea culpa à toutes les sauces. On parle des sondages qui ont sous-estimé le vote "caché", mais le site de prévisions le plus sérieux relativise : l’écart n’est pas si énorme non plus. Si un électeur sur 100 avait voté Clinton plutôt que Trump, on serait en train de se demander s’il faut appeler Bill Clinton 1st gentleman. Avec des si on referait l’histoire… Ce qui est sur, c’est que la principale responsable de son échec c’est Hillary Clinton elle-même. Entendu sur CNN, cette citation d’un précédent battu à la présidentielle "le poisson pourrit toujours par la tête".