New York Times : comment faire pour que votre vote compte ?

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A la Une de la presse américaine est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
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Le journal s'est intéressé ce matin aux différents moyens qu'ont les Américains pour que leur vote ait plus d'impact dans l'élection.

Xavier Yvon pour la presse américaine

À la Une de la presse américaine, un article du New York Times qui explique aux électeurs américains comment faire en sorte que leur voix compte.

Parce qu’aux États-Unis, tous les électeurs sont égaux mais certaines voix comptent plus que d’autres à cause du système électoral.

En France, celui qui a la majorité des voix est élu. Aux États-Unis, on compte État par État. Chaque État vaut des points, ça s’appelle les grands électeurs, et celui qui a le plus de points à la fin est élu président.

Le problème c’est que l’immense majorité des États américains ne changent jamais de camp. La Californie, par exemple, vote toujours démocrate, elle est acquise à Hillary Clinton. Les partisans de Donald Trump de cet État n’ont donc aucune chance de peser dans le scrutin, ce qui est frustrant.

L’élection se joue en fait dans une dizaine d’États indécis, les fameux "swing states".

Alors quand votre voix ne compte pas vraiment, comment faire pour influencer quand même l’élection ? Le New York Times a des conseils.

Imaginez que vous êtes ce supporter de Trump frustré en Californie. Vous avez un neveu en Floride, État indécis très important. Ce neveu ne s’intéresse pas à la politique mais il est fan de sport, vous pouvez lui dire "tu votes Trump et quand tu viens me voir je t’emmène à un match de basket des Lakers". C’est à la limite de la légalité, mais ça marche, dit le journal.

Et puis sinon il y a l’échange de vote qui se fait depuis quelques années déjà. On veut voter pour un petit candidat qui n’a aucune chance, et on est dans un État clé où chaque voix est un trésor. Un supporteur de Clinton dans un État où sa voix ne sert à rien peut nous proposer d’échanger, on vote pour Clinton dans mon État décisif, et lui, il vote pour mon petit candidat dans son État où tout est déjà joué. En cas d’élection serrée, ça pourrait compter. Le camp Clinton a déjà ouvert un site internet pour organiser tout ça.

Pour accéder à l’article du New York Times, cliquez ici.