Wall Street ne s'affole pas après la victoire de Trump

  • A
  • A
Wall Street ne s'affole pas après la victoire de Trump
Les investisseurs affichaient mardi une large préférence à l'idée d'une victoire d'Hillary Clinton.@ JOHN MOORE / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
Partagez sur :

Les marchés mondiaux ont commencé par chuter après l'annonce de la victoire de Donald Trump, mais la situation quelques heures après l'ouverture était à la stabilisation.

Wall Street a ouvert sans affolement mercredi après l'élection du républicain Donald Trump à la présidence américaine, signant même une légère hausse après quelques minutes d'échanges, loin de la chute annoncée par beaucoup d'analystes. Vers 14h50, l'indice vedette Dow Jones Industrial Average gagnait 40,13 points, soit 0,22%, à 18.372,87 points, et le Nasdaq, à dominante technologique, 0,39 point, soit 0,01%, à 5.193,88 points. L'indice élargi S&P 500 prenait 1,19 point, soit 0,06%, à 2.140,75 points.

Les investisseurs attendaient une victoire de Clinton. Quelques heures après l'annonce de la victoire de Donald Trump dans la course à la Maison Blanche, Wall Street hésitait "mais ce n'est pas la panique", comme l'a résumé J. J. Kinahan, de TD Ameritrade. Les marchés mondiaux, sur lesquels les investisseurs affichaient une large préférence à l'idée d'une victoire de la démocrate Hillary Clinton, ont d'abord chuté face à la victoire inattendue de Donald Trump, les contrats à terme laissant un temps attendre une baisse de quelque 5% à Wall Street, mais l'apaisement semblait prévaloir à l'ouverture.

Une allocution rassurante. Alors que le républicain, jusqu'alors étranger au monde politique, effraie les investisseurs pour son imprévisibilité, "Donald Trump a contribué à améliorer la situation sur les marchés avec une allocution pendant laquelle il a souligné le besoin de rassembler un pays divisé", a remarqué dans une note Patrick O'Hare, de Briefing. Parmi les éléments susceptibles de rassurer les investisseurs, qui digèrent par ailleurs une victoire des républicains aux législatives organisées parallèlement, Patrick O'Hare citait la volonté de Donald Trump d'investir dans les infrastructures, l'éloignement du risque constitué par une présidence Clinton pour des secteurs particuliers comme les laboratoires pharmaceutiques.

Une période d'incertitude. Les observateurs avançaient aussi que la Réserve fédérale (Fed) pourrait être incitée à ne pas relever ses taux en décembre, alors que les investisseurs ne doutaient guère plus qu'elle limiterait son soutien à l'économie à cette occasion. En fin de compte, "on entre dans une période d'incertitude", ont écrit les experts de HFE. "C'est tout ce que l'on peut affirmer aujourd'hui".

Le dollar remonte face à l'euro. Le marché obligataire chutait, le rendement des bons du Trésor à 10 ans montant à 1,964% contre 1,858% mardi soir, et celui des bons à 30 ans à 2,764%, contre 2,619% précédemment. Le dollar de son côté montait face à l'euro, s'affichant à 1,0958 dollar pour un euro vers 15h00 GMT pour 1,1020 dollar la veille au soir.