Wall Street, affectée par les tensions sino-américaines finit en baisse

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Wall Street, affectée par les tensions sino-américaines finit en baisse
Les taxes pourraient ainsi s'appliquer sur plus de 450 milliards d'importations chinoises aux États-Unis, un climat hostile pour Wall Street.@ AFP
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La nouvelle attaque de l'administration américaine contre la Chine sur le front commercial fait perdre quelques points à la Bourse de New York, mercredi.

À New York, Wall Street a terminé en baisse mercredi, affecté par une nouvelle attaque de l'administration américaine contre la Chine sur le front commercial, ravivant le spectre d'une guerre économique entre les deux pays. Selon les résultats définitifs à la clôture, son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, a lâché 0,88% à 24.700,45 points.

Nasdaq en baisse. Le Nasdaq, à forte composante technologique, a perdu 0,55% à 7.716,61 points. L'indice élargi S&P 500 a abandonné 0,71% à 2.774,02 points. L'administration américaine a de nouveau frappé mardi dans la guerre commerciale qui l'oppose à la Chine en dressant une liste supplémentaire de produits chinois importés d'un montant de 200 milliards de dollars par an qu'ils menacent de taxer dès septembre.

"La crainte des marchés est que cette guerre commerciale se poursuive et qu'elle mène vers des perturbations économiques mondiales", a observé Ken Berman de Gorilla Trade. D'autant que Donald Trump pourrait ne pas s'arrêter là puisque le président américain avait indiqué qu'il pourrait taxer plus de 200 milliards de dollars d'importations supplémentaires.

"Nouvelle escalade envisagée". Au total, les taxes pourraient ainsi s'appliquer sur plus de 450 milliards d'importations chinoises aux États-Unis. Celles-ci ont représenté dans leur ensemble 505 milliards de dollars en 2017 et le solde des échanges entre les deux pays s'est traduit l'an dernier par un déficit de 375 milliards de dollars aux dépens de Washington. Sans reprise des négociations entre les deux pays, "une nouvelle escalade des tensions semble inévitable", ont estimé les économistes d'Oxford Economics.