Volkswagen pourrait renoncer à verser un dividende pour 2015

  • A
  • A
Volkswagen pourrait renoncer à verser un dividende pour 2015
Image d'illustration.@ JULIAN STRATENSCHULTE / DPA / AFP
Partagez sur :

Frappé par le scandale des moteurs truqués, le constructeur est visé par des plaintes et doit payer des amendes.

Le géant automobile européen Volkswagen, frappé par le scandale des moteurs diesel truqués, pourrait renoncer à verser un dividende au titre de 2015, rapporte mardi l'agence DPA.

Espoir faible d'une dividende. Si aucune décision finale n'a encore été prise à ce sujet, l'espoir de voir verser aux actionnaires "ne serait-ce qu'un cent" pour l'exercice 2015 est faible, d'après un membre du conseil de surveillance cité par DPA et dont l'identité n'a pas été révélée. Un porte-parole de Volkswagen, interrogé par l'agence allemande, n'a pas commenté cette information. "Nous nous exprimerons sur les détails des chiffres annuels dans le cadre de notre conférence de presse le 28 avril", a-t-il simplement dit.

D'habitude généreux. Volkswagen est d'habitude très généreux en matière de rémunération des actionnaires. Il a ainsi distribué 4,86 euros par action de préférence et 4,80 euros par action ordinaire au titre de 2014. Mais un scandale mondial concernant des véhicules diesel équipés d'un logiciel pour les faire passer pour moins polluants qu'ils ne sont en réalité a éclaté en septembre dernier, touchant de plein fouet le mastodonte aux douze marques (d'Audi à Seat en passant par Porsche).

Des amendes à payer. Ses caisses bien remplies grâce à des années de succès devraient être largement mises à contribution pour faire face aux nombreuses plaintes et amendes déjà connues ou attendues dans le cadre de cette affaire, pour un montant encore inconnu. Volkswagen avait repoussé sa conférence de presse annuelle, initialement prévue le 10 mars, ainsi que son assemblée générale ordinaire qui se tiendra finalement le 22 juin à Hanovre, pour se laisser davantage de temps. Il n'est en effet toujours pas parvenu à un accord avec les autorités aux Etats-Unis, d'où est parti le scandale, pour présenter une solution de remise aux normes de 600.000 véhicules contrevenant aux lois anti-pollution américaines.