Vidalies : "les voyageurs ne sont pas au rendez-vous des Intercités"

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Le secrétaire d'Etat aux Transports explique qu'une profonde rénovation des Intercités est nécessaire.

INTERVIEW

"Ces trains perdent chaque jour du terrain face aux nouvelles offres de mobilité qui se développent et séduisent les clients". Quand il a annoncé le plan de l'Etat pour rénover les trains Intercités, mardi, Alain Vidalies n'a pas caché que la fermeture de certaines lignes était envisagée. Le secrétaire d'Etat aux Transports en a dit un peu plus mercredi matin, sur Europe 1.

"On a un matériel très vieillissant". "Je ne sais pas si des lignes seront supprimées mais le constat, c'est que ces fameux trains Intercités sont très hétérogènes, certains remplissent ce que font les TER, d'autres sont des lignes structurantes. Et on a un matériel très vieillissant : 32 ans de moyenne d'âge pour les locomotives. Et les voyageurs ne sont pas au rendez-vous : 200 millions de déficit en2010 et 400 millions cette année, probablement 500 si on ne fait rien. Donc il faut tout revoir ! On engage la négociation et elle sera achevée en mai 2016", a expliqué le secrétaire d'Etat.

"La suppression de ligne n'est pas inévitable !" Un calendrier qui pourrait laisser penser que la majorité en place attend la fin des élections régionales pour annoncer la mauvaise nouvelle de fermeture de lignes : "la suppression de ligne n'est pas inévitable ! Il y a un certain nombre de doublons. Je ne pars pas dans cette discussion avec l'idée qu'à la fin, on va forcément fermer des lignes."

"Renouveler le matériel, revoir l'ensemble des services et, aussi, maitriser les déficits". Dans le rapport du député socialiste Philippe Duron, à l'origine du plan de l'Etat, la fermeture de cinq lignes est fortement recommandée : "c'est à l'étude, mais les solutions ne sont pas forcément celles là. Nous allons examiner tout cela avec les nouvelles régions, car certaines lignes sont aujourd'hui à cheval sur deux régions, et ne le seront plus dans quelques mois, donc cela change la donne. L'objectif est clair : renouveler le matériel, revoir l'ensemble des services et, aussi, maitriser les déficits.

Et Alain Vidalies de conclure : "je crois à l'avenir du ferroviaire. Le train a un atout sur les autres moyens de transport : il est un moment de vie où l'on peut travailler, vivre, échanger, ce que l'on ne peut pas forcément faire dans une voiture, en avion ou en covoiturage".