Vers un arrêt progressif de la prime à la casse

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Vers un arrêt progressif de la prime à la casse
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L'objectif : éviter une chute brutale du marché début 2010, explique le ministre chargé de l'Industrie Christian Estrosi.

Le gouvernement travaille à un "arrêt progressif" de la prime à la casse, qui doit normalement prendre fin le 31 décembre, a indiqué Christian Estrosi, le ministre chargé de l'Industrie, dans une interview au quotidienLes Echos de lundi.

"La prime à la casse ne pourra pas être maintenue indéfiniment", explique le ministre évoquant les "effets dommageables (...) dans la durée" des dispositifs tels que "la Balladurette" ou la "Jupette". En pratique, le retrait progressif de la prime à la casse devrait commencer dès janvier prochain. Les scénarios de sortie sont assez simples : ou le montant de la prime est réduit graduellement en plusieurs fois ou alors il diminue d'un seul coup.

"Je veux d'abord être sûr que les constructeurs ne se contentent pas de gérer les stocks. Or, on me dit que les carnets de commandes sont remplis mais que les concessionnaires ne sont pas livrés parce que la production ne suit pas", note le ministre. "Si l'on sort [du système de la prime], il faut que ce soit dans une situation où le relais a été pris par le consommateur, qu'on puisse s'en passer, et que ce soit très progressif pour ne pas créer de trou d'air".

Le PDG de Renault, Carlos Ghosn, qui s'attend à une année 2010 "aussi difficile" que 2009 pour le marché automobile en raison notamment de la fin de la prime à la casse, avait réaffirmé, vendredi, sur Europe 1, son souhait que l'extinction de cette prime se fasse "de manière un peu graduelle". Il a plaidé pour une sortie progressive de ce dispositif afin d'éviter des chocs brutaux sur un marché confronté à la pire crise des ventes de son histoire récente.

La semaine dernière, le ministre chargé de la mise en oeuvre du plan de relance, Patrick Devedjian, a ainsi plaidé pour un arrêt de la prime à la casse progressif et coordonné sur le plan européen.

En décembre dernier, le gouvernement français avait annoncé un mécanisme de prime à la casse prévoyant le versement de 1.000 euros pour tout achat de véhicule émettant moins de 160 grammes de dioxyde de carbone.