Vallourec supprime 600 postes en France et vend une aciérie

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Vallourec supprime 600 postes en France et vend une aciérie
@ Vallourec / AFP
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Le leader mondial de la production de tubes d'acier va supprimer 12% de ses effectifs français et vendre son aciérie du Nord.

Le fabricant de tubes sans soudure Vallourec a annoncé mardi 2.000 suppressions de postes dans le monde, dont 1.500 en Europe et 600 en France, soit 12% de ses effectifs hexagonaux. Le groupe souhaite par ailleurs vendre son aciérie française de Saint-Saulve, dans le Nord, sans toutefois supprimer les 350 emplois qui s'y trouvent. Objectif : réduire d'un tiers les capacités de production de tubes en Europe, pour passer de 1,3 million de tonnes en 2014 à 900.000 tonnes en 2017.

Un environnement "difficile". Le groupe français a fait état mardi d'une perte nette de 76 millions d'euros au premier trimestre, pour un chiffre d'affaires en recul de 17,2% à 1,05 milliard d'euros. "Vallourec évolue actuellement dans un environnement de marché très difficile marqué par les coupes importantes dans les investissements en exploration et production" de ses clients, a souligné le président du directoire, Philippe Crouzet, cité dans un communiqué.

Le premier trimestre a été "sévèrement affecté" par une chute des ventes dans son activité principale Pétrole et Gaz liée à la baisse du prix du brut, ainsi que par un environnement économique défavorable au Brésil. Les ventes du groupe ont plongé de 24,2%, et celle de la division Pétrole et Gaz (qui pèse pour près de 70% du total) de 29,4% sur le trimestre.

"S'attaquer" à la "surcapacité". Le groupe a toutefois maintenu son objectif de dégager un cash flow disponible positif pour 2015. C'est dans ce contexte que Vallourec a annoncé de nouvelles mesures de réductions de coût, s'inscrivant dans son plan d'économies Valens lancé en 2014. "L'objectif de ce plan est à la fois d'améliorer notre compétitivité et de réduire nos surcapacités en Europe dans notre métier du tube sans soudure", a expliqué Philippe Crouzet lors d'une conférence téléphonique. Et d'insister : "la surcapacité est très importante, il faut s'y attaquer".