Vacances : où vont les Français cet été ?

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Vacances : où vont les Français cet été ?
Cette année, les Français privilégient les vacances à la campagne pour faire des économies.@ MAXPPP
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Pour faire des économies, plutôt que d'aller à la plage, les Français iront… à la campagne.

Vacances réduites, budget revu à la baisse : cette année encore les Français se préparent à des vacances low-cost, crise oblige. Patrice Cochet, responsable promotion des villages-vacances Cap France, résume la saison estivale pour Europe 1 : "une destination moins lointaine pour atténuer les coûts de transport, des formules tout-compris plus adaptées au départ en famille, et surtout un budget bloqué".

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Un  budget revu à la baisse. Cette année, le budget vacances connaît une coupe franche : les différentes études montrent qu'il a été amputé d'un tiers. Cette année, il est de 112 euros par jour et par famille. Le nombre de jours a également été revu à la baisse : cette année, on part en moyenne 10 jours en vacances, contre 15 l'an dernier.

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La campagne plutôt que la plage. Adieu, la plage. Si un français sur deux prévoit déjà qu'il ne partira pas en vacances cet été, ceux qui feront leur valise cherchent des destinations qui leur permettent de se dépayser sans pour autant se ruiner. Alors pour faire des économies, beaucoup ont trouvé une solution radicale : plutôt que de rejoindre la côte, ils partiront cette année… à la campagne. La Drôme et la Dordogne, notamment, ont cette année beaucoup de succès auprès des touristes.

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Pas de promotions sur le Maghreb. Les chanceux qui partent à l'étranger jouent eux aussi la carte de la proximité, pour ne pas se ruiner. Grèce et Espagne sont, selon les tour-operators, les destinations préférées des Français cette année. Le Maghreb, en revanche, n'a plus autant de succès. Il faut dire le temps des prix cassés à cause des révolutions arabes est bien révolu, explique Didier Arino, du cabinet Protourisme. "Cette année, il y aura moins de grosses promotions que par le passé. Les tour-operators ont anticipé la mauvaise saison, et ont pris moins de réservations que les autres années, pour ne pas se retrouver avec des séjours non-vendus sur les bras", explique-t-il.