Une victoire pour des salariés de Fralib

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Une victoire pour des salariés de Fralib
L'inspection du Travail a refusé les licenciements des élus du personnel de l'usine Fralib de Gémenos.@ MAXPPP
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L'inspection du Travail a refusé le licenciement des élus du personnel de l'usine de Gémenos.

Pour les salariés de Fralib, c'est une bonne nouvelle. L'inspection du Travail s'est opposée au licenciement de 14 élus du personnel, souhaité par Unilever, la maison-mère de l'entreprise dans le cadre de son projet de fermeture du site de Gémenos, près de Marseille. Parmi les arguments invoqués par l'inspection, l'absence de motif économique est citée.

"La réalité du motif économique invoqué par l'employeur pour justifier la fermeture du site n'est pas établie", peut-on en effet lire dans la décision. L'inspection du Travail s'appuie dans ses conclusions sur la situation bénéficiaire de Fralib, producteur de sachets de thé et d'infusions, à la fin 2011. Dans cette affaire, c'est la première fois que l'argument économique invoqué par Unilever est contesté. 

"Rien ne justifie économiquement la fermeture"

"C'est une concrétisation de ce qu'on dit depuis 690 jours, que rien ne justifie économiquement la fermeture de l'usine", a réagi au micro d'Europe 1 le délégué CGT de Fralib, Olivier Leberquier, voyant dans cette décision un encouragement à poursuivre le combat engagé il y a près de deux ans. L'usine, dont les machines sont à l'arrêt depuis un an, est toujours occupée par les salariés.

Les arguments de l'inspection du Travail "vont être produits en justice et vont étayer fortement notre exigence d'imposer à Unilever de réintégrer l'ensemble des salariés d'ailleurs qui n'auraient jamais dû être licenciés", a expliqué Olivier Leberquier. 

Des salariés à l'Elysée

La CGT a notamment fait appel du jugement d'avril dernier par lequel le tribunal de grande instance de Marseille validait le troisième plan de sauvegarde l'emploi (PSE) destiné à accompagner la fermeture de l'usine. Les deux PSE précédents avaient été invalidés par la justice.

Pour maintenir la pression, une délégation de salariés va en outre se rendre à Paris le 31 août, pour être reçue à l'Elysée.