Une nouvelle hausse du chômage

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Une nouvelle hausse du chômage
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Le nombre de demandeurs d’emplois a augmenté de 0,9% au mois de novembre.

>> L'info. Certes, le chômage a continué d'augmenter au mois de novembre mais la hausse est moins marquée que prévu. D'après les données publiées mercredi par le ministère du Travail, 29.300 nouveaux demandeurs d'emploi se sont inscrits en catégorie A, soit une augmentation de 0,9% par rapport au mois d'octobre. C'est une progression moins forte qu'en septembre (+1,6%) et qu'en octobre (+1,5%).

Sur un an. Par rapport à novembre 2011, le nombre de demandeurs d'emploi s'est envolé de 10,8% à 3.132.600 personnes. En incluant les catégories B et C (chômeurs exerçant une activité réduite), la hausse est de 9,2% et concerne aujourd'hui 4.617.400 personnes. En tenant compte des départements d'outre-mer, leur nombre atteint 4.904.900.

Les jeunes et les seniors plus touchés. La progression touche plus fortement les jeunes de moins de 25 ans et les seniors de plus de 50 ans. Le nombre de demandeurs d'emploi en catégorie A dans les deux catégories progresse de 1,2%. Du côté des disparités régionales, la région Provence-Alpes-Côte d'Azur s'en sort le mieux sur l'année écoulée (+7,9%), tandis que la Bretagne et la Franche-Comté s'en sort moins bien (respectivement +13,7% et +15,5%). L'Ile-de-France fait mieux que la moyenne nationale (+9,1%).

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• Pourquoi cette nouvelle hausse ? Invité sur Europe 1 jeudi, l'économiste Jean Pisani-Ferry a avancé deux explications à la nouvelle hausse du chômage au mois de novembre."Depuis le printemps 2011, il n'y a pas de croissance en France", souligne-t-il tout d'abord. "Donc il n'y a pas de création d'emplois, et il y a même des destructions d'emplois." Deuxièmement, "les entreprises réagissent différemment par rapport à 2009", note-t-il : "En 2009, elles avaient préservé l'emploi, probablement parce qu'elles s'attendaient à un coup dur passager. (…) Là, manifestement, elles ne voient pas de perspective d'amélioration en Europe et ont des problèmes de rentabilité, donc elles réduisent leurs effectifs."

• A l'horizon ? Pour l'économiste, on doit s'attendre à "une stagnation" dans les six prochains mois, et "ensuite, il peut y avoir une amélioration". La situation en zone euro est "moins tendue" qu'il y a six mois, explique-t-il, mais "toutes les politiques d'ajustement budgétaires pèsent".