Une hausse des impôts, mais après 2012

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Une hausse des impôts, mais après 2012
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Le ministre du Budget écrit aux parlementaires qu’il faudra trouver des ressources dès 2013.

A quelques jours du débat sur le budget 2011, le gouvernement était obligé de faire cette opération vérité. Le ministre du Budget François Baroin estime qu'il faudra trouver dès 2013 de nouvelles ressources fiscales, voire augmenter les impôts, au vu de l'insuffisance des mesures annoncées jusque-là pour combler les déficits. Pourquoi 2013 ? Cela permet de laisser passer la présidentielle de 2012 et tenir un engagement phare de Nicolas Sarkozy, celui de ne pas augmenter les impôts.

"L'apport de ressources nouvelles à partir de 2013, que ce soit par la suppression de nouvelles niches fiscales et sociales ou, à défaut, par une hausse progressive de la CRDS (contribution au remboursement de la dette sociale,ndlr)", est prévu, a écrit le ministre dans une lettre à l'intention des parlementaires.

Raboter les niches fiscales

Le gouvernement, qui exclut toute hausse générale des impôts, a jusque-là refusé de toucher à la CRDS. Cet impôt a été créé pour résorber l'endettement de la Sécurité sociale. Il a préféré annoncer un "coup de rabot" sur les niches fiscales et sociales assuré pour un tiers par la Caisse d'amortissement de la dette sociale (Cades).

François Fillon a ainsi affirmé lundi sur France Inter que le gouvernement se pencherait sur la fiscalité de l'assurance vie. Une mesure qui permettrait de dégager 3 milliards d’euros. Mais ce serait temporaire et loin des 10 milliards que le gouvernement s’est engagé à trouver.

Parisot contre une hausse

En pleine université d'été du Medef, Laurence Parisot estime pourtant que le niveau des prélèvements obligatoires est déjà trop élevé : "On peut à peine respirer". Pour la patronne des patrons, la solution n’est pas de trouver de nouvelles recettes mais de se serrer la ceinture. "Je crois qu’il faut que nous ayons aussi le courage de réduire un certain nombre de dépenses publiques", a-t-elle lancé.