Un référendum pour La Poste ?

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Un référendum pour La Poste ?
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Le PS déposera en octobre une résolution en faveur d’un référendum d’initiative populaire, un procédé pour l’instant irréalisable.

L’avenir de La Poste va-t-il faire l’objet d’un référendum ? Les députés socialistes "déposeront une résolution" en faveur du référendum d'initiative populaire, a déclaré mardi Alain Vidalies, un porte-parole du groupe à l'Assemblée nationale. Cette résolution doit être défendue par le PS le 15 octobre à l'Assemblée.

Les propos de Christine Lagarde, qui avait assuré plus tôt qu'il n'était "pas question de privatiser La Poste", n’ont pas rassuré Alain Videlies : "On connaît l'histoire. On aurait pu croire que l'Etat resterait toujours majoritaire dans Gaz de France [l’Etat est aujourd’hui actionnaire à 34% de GDF-Suez]." Le porte-parole du PS craint une privatisation de La Poste, qui se traduirait par la fermeture "d'une série de bureaux dans des endroits où il y a peu d'habitants, où les gens n'ont plus de médecin, peut-être demain plus de poste, et où ils vont payer la taxe carbone".

Les chances de voir un référendum sur la question du statut de La Poste sont minces. Christine Lagarde a exclu que le projet d'ouverture du capital de l'entreprise publique puisse faire l'objet d'un référendum. Surtout, le procédé, prévu par la nouvelle Constitution depuis juillet 2008, n’est pas encore entré en vigueur.

Un référendum d’initiative populaire pourra être organisé à l’initiative d’un cinquième des membres du Parlement, soutenus par un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales. Mais il faudra attendre, pour cela, qu’une loi organique en application de la révision constitutionnelle de juillet 2008 ait été votée.

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