Un premier vol de drone au Bourget

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Un premier vol de drone au Bourget
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Un exemplaire de drone a volé au salon du Bourget, pour la première fois cette année.

Les drones, dont un exemplaire a volé samedi au salon du Bourget,sont utilisés pour des missions de surveillance qui ne nécessitent pas toujours d'exposer la vie d'un pilote. Le drone qui a volé au Bourget est en fait un petit hélicoptère de trois mètres de long destiné à l'observation grâce à une caméra embarquée. Son rôle : la surveillance de frontières, de manifestations, ou la cartographie d'une zone.

Ce "Camcopter S-100" de la société autrichienne Schiebel est capable d'autres exploits, puisqu'il a réalisé un appontage automatique sur la frégate Montcalm de la Marine nationale en octobre dernier. Il pourra à l'avenir surveiller les alentours des navires de guerre. Son avantage : "non exposition de l'homme au danger, faible coût d'heure de vol, discrétion", met en avant le groupe naval DCNS, qui mène le projet.

Le drone SDTI (Système de drones tactiques intérimaire), construit par Sagem, est quant à lui déjà à l'oeuvre dans l'armée française. Cet appareil présenté au Bourget "est déployé en Afghanistan depuis octobre 2008, où il a réalisé plus de 100 missions" grâce à sa "souplesse d'emploi", explique le lieutenant Thomas L., du 61e régiment d'artillerie de Chaumont. Ce petit avion télécommandé de quatre mètres d'envergure, propulsé par un moteur d'ULM, est catapulté, puis récupéré à la fin de sa mission grâce à un système de parachute. Il ne nécessite ni aéroport, ni infrastructure lourde. Il permet "l'ouverture d'itinéraire" de convois, de donner une large capacité de vision aux forces déployées, ou encore de récupérer "des informations sur une zone où l'on peut difficilement se déployer sur le terrain", note l'officier de l'armée de Terre, qui était récemment en Afghanistan.

L'armée de l'Air utilise pour sa part en Afghanistan le drone SIDM ("Système intérimaire de drones de moyenne altitude longue endurance"), conçu par EADS et l'israélien IAI, permettant des missions de surveillance de longue haleine.

Si les drones restent pour l'instant l'apanage des militaires, car ils n'ont le droit de voler que dans des zones réservées, ils pourraient trouver de nouvelles applications civiles. Des avions sans pilote ont ainsi été mis à contribution pour la surveillance des incendies en Californie.

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