Un pas important pour l’A400M

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Un pas important pour l’A400M
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Les pays clients de l'avion de transport militaire se sont mis d’accord sur le financement.

Au point mort depuis plusieurs mois, le programme de l’A400M a fait un pas important, vendredi. Les pays clients de l'avion de transport militaire se sont enfin mis d’accord sur le financement de ce programme de 20 milliards d'euros.

L'accord reprend les modalités provisoires annoncées début mars, comprenant notamment une rallonge de 3,5 milliards d'euros et le renoncement des Etats aux pénalités de retard auxquelles ils auraient pu prétendre, a précisé le ministre de la Défense Hervé Morin.

De son côté, Louis Gallois, président exécutif d’EADS, a précisé que cet accord n'aurait pas d'impact financier supplémentaire sur les comptes d'EADS. L'A400M, plus gros programme militaire européen, avait contraint le groupe aéronautique européeen à passer en 2009 une provision de 1,8 milliard d'euros, faisant plonger ses comptes dans le rouge.

Le contrat initial de 2003 prévoyait de livrer 180 appareils aux sept clients pour un montant forfaitaire de 20 milliards d'euros à partir de 2009. Hervé Morin a rappelé que le programme A400M était entré dans une "crise majeure fin 2008 avec l'annonce de trois à quatre ans de retard". Les contretemps en série (mise au point du moteur, report répété du premier vol, etc.) et les dépassements financiers ont rendu indispensable de renégocier le contrat initial.

La France prendra livraison de son premier A400M début 2013, puis de sept exemplaires en 2014. Londres et Berlin ont en revanche confirmé la réduction de leurs commandes d'A400M, de respectivement 25 à 22, et de 60 à 53 appareils.